OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Mars 2019 > Après la promulgation de la loi sur les communications électroniques : les (…)

Après la promulgation de la loi sur les communications électroniques : les Opérateurs de téléphonie acculent l’État

jeudi 21 mars 2019

Régulation des télécoms

La controversée loi sur les communications électroniques a été votée le 28 novembre 2018 par les députés. Ce, en dépit de la forte mobilisation des usagers contre son adoption. Promulguée depuis décembre 2018, son application effective ne devrait être qu’une question de semaines, voire de jours.

En tout cas, tous les ingrédients semblent réunis pour qu’on aille dans ce sens. Et la récente sortie du Directeur général de la Sonatel n’est que le couronnement d’un processus arrivé à son terme.

Face aux journalistes ce mercredi 20 mars, Sékou Dramé a fustigé l’impact négatif de l’utilisation abusive des Over the top sur le chiffre d’affaires de la société de téléphonie. “En 2018, sur 100 minutes d’appels arrivés au Sénégal, nous (Orange, Ndlr) n’en avons eu que 27 dans notre réseau. Tout le reste est passé par les OTT. L’impact est de près de 20 milliards de francs CFA sur notre chiffre d’affaires”, a déclaré Sékou Dramé.

Dans son allocution, le Directeur général du groupe Sonatel interpelle indirectement l’État du Sénégal pour, sans doute, des mesures correctives dans les meilleurs délais. Le dernier alinéa de l’article 27 du code des communications électroniques dispose que “l’Autorité de régulation peut autoriser ou imposer toute mesure de gestion du trafic qu’elle juge utile, notamment préserver la concurrence dans le secteur des communications téléphoniques et veiller au traitement équitable des services similaires”.

Cette nouvelle donne qui est en train de prendre forme dans l’utilisation des applications aux fins de communiquer via Internet, était prévisible si l’on en croit un billet de la plateforme en date du 27 octobre 2018. À l’époque, El Hadji Abdoulaye Seck, un des animateurs de cette plateforme, tirait la sonnette d’alarme sur la possibilité de voir le code des communications électroniques être utilisé pour régler le problème des Over the top. “Ils corrigeront ainsi le manque à gagner généré par nos nouvelles habitudes de consommation. Celles-ci sont plus circonscrites à l’usage des réseaux sociaux (Facebook, Twitter ou Whatsapp)”, anticipait Wambedmi.com. Interviewé par Dakaractu le 04 septembre 2018, le président de l’Association des utilisateurs d’internet au Sénégal, Ndiaga Guèye abondait dans le même sens.

Pour pousser les autorités à agir, la supposée absence de contribution des “acteurs qui y font beaucoup de gains avec des publicité” dans l’effort de construction nationale est invoquée par Sékou Dramé selon qui, le manque à gagner de la Sonatel fait aussi perdre des recettes à l’État. Le successeur d’Alioune Ndiaye relèvera que sur les 25 milliards perdus par la société de téléphonie en 2018, 30% (plus de 8 milliards FCFA) devaient être reversés dans les caisses du trésor.

Maintenant, la question reste de savoir si l’État doit suivre les opérateurs de téléphonie dans leur logique de faire des chiffres d’affaires faramineux sur le dos des utilisateurs ?

Faut-il rappeler que la connexion utilisée par les utilisateurs des OTT est chèrement facturée ? Tout dernièrement, un avantage qui permettait aux internautes de maximiser leurs heures de connexion appelé “cumul” a tout simplement été supprimée.

Dans sa communication, le Dg de la Sonatel n’a pas jugé utile de le mentionner tout comme il a tu le chiffre d’affaires réalisé par la société avec l’avènement d’Internet. “Cela démontre qu’ils ne sont mus que par la réalisation de profits”, déplore un utilisateur des OTT interrogé sur Internet.

L’État perdra a tous les coups en suivant les opérateurs dans cette voie, qu’on appelle régulation mais qui est en réalité un blocage ou un ralentissement, nous répond-on du côté des utilisateurs pour qui, les opérateurs de téléphonie devraient changer de fusil d’épaule. En quoi faisant ? En réfléchissant sur de nouveaux outils pour ne pas rater le coche de la révolution numérique.

(Source : Dakar Actu, 21 mars 2019)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4402/5108 Régulation des télécoms
  • 355/5108 Télécentres/Cybercentres
  • 3568/5108 Economie numérique
  • 1796/5108 Politique nationale
  • 5108/5108 Fintech
  • 523/5108 Noms de domaine
  • 2174/5108 Produits et services
  • 1491/5108 Faits divers/Contentieux
  • 743/5108 Nouveau site web
  • 5012/5108 Infrastructures
  • 1748/5108 TIC pour l’éducation
  • 187/5108 Recherche
  • 247/5108 Projet
  • 3688/5108 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1835/5108 Sonatel/Orange
  • 1614/5108 Licences de télécommunications
  • 288/5108 Sudatel/Expresso
  • 1246/5108 Régulation des médias
  • 1285/5108 Applications
  • 1063/5108 Mouvements sociaux
  • 1690/5108 Données personnelles
  • 128/5108 Big Data/Données ouvertes
  • 601/5108 Mouvement consumériste
  • 362/5108 Médias
  • 654/5108 Appels internationaux entrants
  • 1633/5108 Formation
  • 92/5108 Logiciel libre
  • 2227/5108 Politiques africaines
  • 1055/5108 Fiscalité
  • 171/5108 Art et culture
  • 607/5108 Genre
  • 1716/5108 Point de vue
  • 1153/5108 Commerce électronique
  • 1490/5108 Manifestation
  • 321/5108 Presse en ligne
  • 131/5108 Piratage
  • 209/5108 Téléservices
  • 920/5108 Biométrie/Identité numérique
  • 318/5108 Environnement/Santé
  • 348/5108 Législation/Réglementation
  • 364/5108 Gouvernance
  • 1798/5108 Portrait/Entretien
  • 150/5108 Radio
  • 814/5108 TIC pour la santé
  • 282/5108 Propriété intellectuelle
  • 62/5108 Langues/Localisation
  • 1139/5108 Médias/Réseaux sociaux
  • 2038/5108 Téléphonie
  • 198/5108 Désengagement de l’Etat
  • 1055/5108 Internet
  • 116/5108 Collectivités locales
  • 452/5108 Dédouanement électronique
  • 1184/5108 Usages et comportements
  • 1047/5108 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 558/5108 Audiovisuel
  • 3462/5108 Transformation digitale
  • 391/5108 Affaire Global Voice
  • 192/5108 Géomatique/Géolocalisation
  • 323/5108 Service universel
  • 673/5108 Sentel/Tigo
  • 177/5108 Vie politique
  • 1552/5108 Distinction/Nomination
  • 35/5108 Handicapés
  • 702/5108 Enseignement à distance
  • 746/5108 Contenus numériques
  • 602/5108 Gestion de l’ARTP
  • 186/5108 Radios communautaires
  • 1767/5108 Qualité de service
  • 433/5108 Privatisation/Libéralisation
  • 136/5108 SMSI
  • 525/5108 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2810/5108 Innovation/Entreprenariat
  • 1406/5108 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5108 Internet des objets
  • 174/5108 Free Sénégal
  • 761/5108 Intelligence artificielle
  • 197/5108 Editorial
  • 2/5108 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5108 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous