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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2015 > Juin 2015 > Amie Ndiaye Sow : « UBA, dans le peloton de tête sur le marché sénégalais »

Amie Ndiaye Sow : « UBA, dans le peloton de tête sur le marché sénégalais »

mardi 2 juin 2015

Fintech

Parmi les banques les plus dynamiques dans leur offre monétique à l’instar de leur groupe, UBA Sénégal, par la voix de son Directeur Général, Amie Ndiaye Sow, décline ses ambitions sur ce segment.

Comment appréciez-vous l’évolution du marché de la Monétique au Sénégal ?

La Monétique a connu une progression fulgurante cette dernière décennie. De simple instrument de retrait de cash, elle a évolué en moyen de paiement, avant de toucher d’autres secteurs comme portefeuille électronique ou solution de Money Transfer, contribuant ainsi à sa démocratisation et surtout à l’amélioration du taux de bancarisation.

A combien se chiffre votre part dans ce marché ?

Aujourd’hui, UBA est dans le peloton de tête sur le marché sénégalais.

Quelles sont vos cibles et avec quelles stratégies comptez-vous les capter ?

Tous ceux qui n’avaient pas accès aux services bancaires et qui, grâce à la carte prépayée, peuvent faire des achats sur internet, voyager en toute sécurité, acheter du crédit, payer des factures, envoyer ou recevoir de l’argent… La stratégie developpée en faveur des clients-cibles est de pouvoir, à tout moment, identifier les besoins de ces derniers et adapter nos solutions.

La monétique est-elle l’avenir de la banque ?

Indéniablement, elle y occupera une place prépondérante. Nous vivons dans un monde en pleine mutation avec le développement des TIC qui permet la banque à domicile et donc relativise la nécessité pour une banque d’avoir un réseau d’agences dont l’exploitation reste coûteuse. Avec le développement des télécommunications, le même service peut être offert, pour l’essentiel, à moindre coût.

La banque physique, va-t-elle disparaitre au profit de la banque mobile, en ligne ?

Peut-être pas… Mais beaucoup de services bancaires seront, de plus en plus, gérés en ligne.

Les sociétés de téléphonie, qui s’activent dans la monétique, peuvent-elles menacer votre gâteau ?

Le risque existe. Mais c’est un processus qui ne pourra pas être bloqué. Je prends l’exemple le plus patent, celui de M-Pesa au Kenya. Un service de transfert par téléphonie mobile, lancé par les deux plus grands opérateurs de téléphonie mobile au Kenya et en Tanzanie. M-Pesa est un opérateur financier ne relevant pas de la branche bancaire .Les clients de M-Pesa peuvent retirer et déposer de l’argent auprès d’un réseau d’agents revendeurs de crédit téléphonique et de points de vente agissant comme des intermédiaires bancaires. M-Pesa s’est développé rapidement. Il est devenu le service financier par téléphone portable qui a le mieux réussi dans les pays en développement avec []environ 17 millions de comptes et 70 000 petits commerces qui servent d’intermédiaires. A l’époque, les banques avaient fait pression pour ralentir la croissance en vain… Il s’agira, pour les banques, de développer la riposte en se positionnant pour les transferts de cartes à comptes et vice-versa.

Quels sont les produits monétiques que vous proposez aux clients ?

Entre autres, nous offrons la carte prépayée avec une adaptation aux besoins de notre clientèle et un réseau dense de GAB et TPE. Les domiciliations et traitements automatisés des salaires, la centralisation du cash. A coté des instruments devenus classiques de consultation de compte à distance, des opérations comme les virements, les commandes de chéquiers, les transferts, les ouvertures de crédit documentaire ne nécessitent plus un déplacement à la banque.

Quelles sont les dispositions juridiques que l’Etat doit prendre pour continuer à rendre le secteur attractif ?

Il s’agira surtout d’une correcte application du dispositif actuel et du devoir de vigilance, notamment au niveau du Régulateur afin d’éviter que des non- professionnels investissent le secteur. La Monétique induit très souvent de la création de monnaie et à ce titre, doit être réservée aux professionnels que sont les banques.

Amayi Badji

(Source : Réussir Business, 2 juin 2015)

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