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Amélioration de l’accès à internet : 400 millions de dollars dorment dans les caisses des États africains

mardi 27 mars 2018

Plus de 400 millions de dollars destinés à renforcer l’accès à internet ne sont pas utilisés, alors qu’ils sont à la disposition des gouvernements africains, selon un rapport produit par World Wide Web Foundation et Alliance for Affordable Internet.

Les gouvernements africains ont à leur disposition plus de 400 millions de dollars destinés à améliorer l’accès à internet. Une manne qui dort et n’est pas investie dans un secteur qui est pourtant fondamental pour le développement des économies du continent. Ce chiffre est issu des estimations réalisées par World Wide Web Foundation, Alliance for Affordable Internet et UN Women dans une étude publiée en mars 2018.

En effet, alors que l’Afrique est « la région avec le taux de pénétration d’internet le plus bas (22 %) et le fossé numérique entre les genres le plus élevé (25 %) », il y a 177 millions de dollars qui « dorment » dans les Fonds pour l’accès et le service universels (FASU), sans être dépensé. Un chiffre qui ne concerne que les 13 pays qui publient des détails sur le fonctionnement de leurs FASU, note l’étude.

Plus de 400 millions de dollars ne sont pas dépensés par les États africains Au total, pour les 37 FASU en Afrique, ce sont plus de 408 millions de dollars qui ne sont pas dépensés par les États africains, alors que ce montant pourrait être utilisé pour améliorer l’accès à internet des populations, selon les estimations du rapport.

Seul 68 % des pays africains disposent d’un FASU, et 62 % de ces caisses sont actives. Le taux de décaissement des FASU est limité, atteignant seulement 54 % en 2016. Seulement quatre des fonds pour lesquels les informations sont disponibles ont un solde égal à zéro : la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Rwanda et l’Ouganda.

« Réaliser un accès universel à internet à un coût abordable est une priorité économique et social clé pour les pays du monde entier », note le rapport, s’inscrivant dans le cadres des Objectifs du développement durable. Adopté par l’ONU en 2015, ces cibles doivent être réalisés d’ici à 2020.

Afin d’atteindre ce but et de connecter les communautés ne bénéficiant pas d’un accès à internet, de nombreux pays ont mis en place ces Fonds pour l’accès et le service universels (FASU), qui sont financés par des contributions obligatoires des opérateurs de téléphonie mobile et des fournisseurs de services de télécommunication.

Victor Bérenger

(Source : Jeune Afrique, 27 mars 2018)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 13 529 883 abonnés Internet

  • 13 251 404 abonnés 2G+3G+4G (97,95%)
    • 2G : 28,14%
    • 3G : 49,01%
    • 4G : 22,05%
  • 117 023 clés et box Internet (0,86%)
  • 158 130 abonnés ADSL/Fibre (1,19%)
  • 3 325 abonnés aux 4 FAI
  • Internet fixe : 1,19%
  • Internet mobile : 98,81%

- Liaisons louées : 22 456

- Taux de pénétration des services Internet : 83,47%

(ARTP, 31 mars 2020)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 211 026 abonnés
- 169 128 lignes résidentielles (80,15%)
- 41 898 lignes professionnelles (19,85%)
- Taux de pénétration : 1,30%

(ARTP, 31 mars 2020)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 948 492 abonnés
- Taux de pénétration : 110,73%

(ARTP, 31 mars 2020)

FACEBOOK

- 3 408 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 20,4%

(Facebook, Décembre 2019)