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Amadou Moctar Niang, Directeur du CSE : « Il faut transformer la technologie en simple aide à la prise de décision

samedi 8 novembre 2003

Lors de la cérémonie d’ouverture de la 6è conférence d’AFRICAGIS, M. Amadou Moctar Niang, directeur du Centre de Suivi écologique (CSE), par ailleurs président du comité local d’organisation, est revenu sur les défis de l’Afrique dans le domaine des Nouvelles Techniques de l’Information et de la Communication et l’utilisation qu’elle peut en faire pour une bonne gouvernance.

Vous dites que les Ntic peuvent permettre à l’Afrique de réduire la fracture numérique et donc du savoir. Etes-vous véritablement convaincu de cela ?

On peut s’attendre à ce que l’Afrique comble son retard. Tout dépend du délai qu’on lui accordera. Dans le domaine de l’espace, des pays comme les USA ont des satellites très performants comme LandSat, Spot, mais qui ont au moins 30 à 35 ans d’existence. En Afrique, le Nigeria vient juste de lancer son satellite. Avant lui, l’Afrique du Sud, l’Algérie l’ont fait. C’est déjà beaucoup. Ce satellite nigérian a une particularité. Il va trouver une constellation de satellites spécialisés dans le domaine de l’alerte précoce par rapport au suivi des écosystèmes.

Est-ce que le gap qui nous sépare est possible à réduire ?

Je crois que oui, mais il faut du temps.

Des pays comme le Sénégal n’ont pas beaucoup de moyens. Comment devraient-il faire pour se doter des SIG comme les satellites ?

Ne nous trompons pas de débat et n’allons pas dans une fausse direction. Aujourd’hui, il ne s’agit pas pour chaque pays de lancer un satellite. La course vers l’espace est finie. Il existe des satellites performants lancés sous forme de consortium. Ce sont des privés qui s’investissent dans ce domaine. Il suffit tout simplement de se mettre en équipage avec ceux qui ont la capacité de lancer des satellites.

Le problème majeur, c’est quelle utilisation faire des produits dérivés de l’imagerie satellitaire ?

De ce point de vue, je peux vous certifier que le Sénégal est très bien positionné par rapport à la capacité de traitement de l’imagerie satellitaire. Nous avons le Centre de Suivi écologique spécialisé dans ce domaine depuis bientôt 20 ans. C’est peut-être le centre le mieux équipé et le plus performant au Sud du Sahara, exception faite de celui d’Afrique du Sud. Je crois que le challenge, dans un domaine où par deux ans, il y a des imageries nouvelles, c’est de voir comment rester collé à l’innovation. Il y a dix ans de cela, nous traitions des images NOAA avec une résolution d’1 km sur 1 km. Aujourd’hui, nous traitons des images Spot avec une résolution de 60 cm. Entre les deux, il y a une différence extraordinaire.

Les autorités à la base ne s’approprient pas souvent des Systèmes d’Information Géographique (SIG). Peut-on s’attendre à un changement au sortir de ce forum ?

Le problème d’appropriation des SIG doit se poser en des termes un peu différents. Je ne m’attends pas à voir les dirigeants à la base ou les autorités locales s’approprier des systèmes parfois compliqués. Par contre, il nous appartient de transformer toute la technologie en produit simple d’aide à la décision. Ce qui peut permettre à un président de communauté rurale de connaître son territoire et d’être en mesure d’évaluer son potentiel pour pouvoir fonder sa décision, parfois lourde de conséquences parce que portant directement sur l’attribution d’un certain nombre de ressources (affectation de terres, autorisation de coupe, de cultiver, faire des carrières, etc). Ces décisions ont la capacité de produire des effets néfastes assez élevés.

Nos villes sont souvent confrontées au problème d’adressage. Les SIG sont-ils utilisés par les autorités pour faciliter ce travail ?

Les SIG se positionnent comme étant la technologie la plus apte pour résoudre ce problème. Nous connaissons le schéma classique du topographe en train d’arpenter les rues, prendre des mesures. Aujourd’hui, il est possible avec les images satellites d’avoir un plan de ville à des échelles absolument remarquables. Le tout dans un temps record. Avec un GPS, on peut localiser chaque élément des infrastructures. En un temps très court, on peut sortir l’ensemble des plans et des éléments de repérage. Il s’agit d’ajouter à cela quelques enquêtes au sol pour connaître les différents occupants et faire un plan d’adressage. Ce plan est l’élément de base de la gestion locale. C’est à partir de ce moment qu’on peut tout identifier (habitant, service, etc), question de base à la gouvernance locale.

Daouda Mane

(Source : Le Soleil 8 novembre 2003)

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