OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Novembre > Amadou Kanouté, directeur exécutif de CICODEV, en appelle aux régulateurs : (…)

Amadou Kanouté, directeur exécutif de CICODEV, en appelle aux régulateurs : « La portabilité du numéro supprime les entraves au libre choix des consommateurs »

samedi 24 novembre 2012

Régulation des télécoms

Pour CICODEV, Institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement, la portabilité des numéros « est une des voies royales pour atteindre l’accès universel aux télécommunications ».

Concurrence effective

La portabilité c’est la possibilité de changer d’opérateur tout en conservant son numéro de téléphone mobile. Pour Amadou Kanouté, directeur exécutif de CICODEV, il est temps pour les régulateurs africains de mettre en place de cette fonction tant elle présente de nombreux avantages : partout où elle a été appliquée, on a constaté une baisse des prix, une meilleure accessibilité des consommateurs à la téléphonie, un maillage plus dense et plus profond du territoire par les opérateurs et une meilleure qualité des services.

« Le consommateur n’est plus le client captif d’un opérateur du fait de son numéro qui est comme une carte d’identité (…) La portabilité de numéro, permet de supprimer les entraves au libre choix des consommateurs et donc de garantir le développement d’une concurrence effective dans le secteur de la téléphonie mobile. » affirme le spécialiste.

Vecteur d’égalité

Selon M. Kanouté, la portabilité est également un vecteur d’égalité des citoyens devant le service public, quelque soit leur localisation dans le pays et quelque soit leur capacité financière. Elle contribue à ce titre à la lutte contre la pauvreté et contre l’exclusion au vu, notamment, de son utilisation de plus en plus répandue dans le secteur commercial ou agricole.

Peur de perdre son numéro

Déjà en 2009, CICODEV avait mené une pré-enquête auprès d’un échantillon d’usagers du téléphone mobile sur leur perception de l’effectivité de la concurrence dans le secteur de la téléphonie mobile, leurs stratégies pour tirer profit de la concurrence et leur connaissance de la portabilité. Il en était sorti quelques enseignements édifiants :

Pour les consommateurs, la concurrence entre les opérateurs se traduisait essentiellement par une bataille autour de la disponibilité et de la qualité du réseau, par une diversité des offres et des tarifs et aussi par des actions de responsabilité sociale destinées à communiquer une image positive de l’opérateur.

A la question de savoir comment le consommateur peut-il tirer le meilleur avantage de la concurrence, il répond majoritairement : l’achat de plusieurs portables et de plusieurs puces pour bénéficier des meilleures conditions proposées par les différents opérateurs, l’achat d’un portable à double-puce, ou encore le changement d’opérateur vers un plus avantageux.

Toutefois, ces consommateurs constatent que ces différentes actions sont freinées par la peur de perdre son numéro et donc des contacts, le coût des portables à double puces ou de plusieurs portables, et enfin l’inconfort de se déplacer avec plusieurs portables.

Comment fonctionne la portabilité ?

En France, les démarches sont gérées par un organisme central, sous l’égide de l’Autorité de Régulation des Communications électroniques et des Postes (ARCEP) et non plus individuellement par les opérateurs. Baptisé « Entité de gestion de la portabilité », cet organisme central est un groupement d’intérêt économique (GIE) constitué de représentants des opérateurs, qui centralise le dispositif du point de vue administratif et technique.

Pour transférer son numéro d’un opérateur à un autre, l’usager doit d’abord prendre connaissance de son Relevé d’Identité Opérateur (RIO). Il communique ce RIO à son nouvel opérateur en même temps que son nouveau contrat et sa demande de portabilité. L’ancien contrat est résilié automatiquement. Aucune démarche n’est nécessaire auprès de l’opérateur d’origine. Au début, le changement d’opérateur intervenait une semaine après la demande. Aujourd’hui, la conservation du numéro mobile (autre nom pour la portabilité) est mise en œuvre en trois jours ouvrables au lieu de dix jours calendaires.
Le consommateur paie-t-il pour le portage de son numéro ?

En Afrique, aucun coût n’est signalé pour les consommateurs dans les pays qui ont déjà mis en œuvre la portabilité.

En France, le consommateur ne paie rien non plus. Si l’ancien opérateur perd un client, le nouvel opérateur doit pour sa part verser 7,25 euros de frais de portage à l’ancien opérateur. Ce barème est fixé temporairement par l’ARCEP et est revu de temps à temps. Afin de gérer informatiquement la portabilité du numéro, les opérateurs financent le GIE à hauteur de 3 euros par portage. Ainsi, au total, chaque portage coûte 10,25 euros au nouvel opérateur.

Même constat au Luxembourg où un GIE dénommé TELCOM a été crée en 2004 selon le modèle français.
De nombreux pays ont déjà adopté la portabilité

La portabilité existe dans de nombreux pays dans le monde. Elle a même fait une entrée fulgurante en Afrique, ces dernières années.

Ghana

Introduite au Ghana le 7 juillet 2011 par l’Autorité nationale des communications (NCA, National Communications Authority), la portabilité des numéros mobiles permet aux abonnés de la téléphonie de migrer d’un opérateur à l’autre, tout en conservant leur numéro. En juin le temps moyen pour mettre en œuvre la portabilité était tombé à 1 heure 24 minutes ; aujourd’hui, les plus récentes données indiquent que la portabilité est mise en œuvre dans un laps de temps compris entre 2 et 22 minutes, avec une moyenne tournant autour de 7 à 8 minutes.

Kenya

La commission des communications du Kenya (CCK) a autorisé le lancement du projet sur la portabilité du numéro de téléphone mobile le 1er avril 2012.

Maroc

La commercialisation de la portabilité auprès des usagers/abonnés remonte à la fin 2007. Ce service concerne aussi bien les numéros du mobile (25,3 millions de clients, avec ou sans abonnement) que du fixe (3,5 millions de clients)

Nigeria

La Commission nigériane de régulation des communications (NCC) annonce que le service de portabilité du numéro (NP), qui permet à un client d’utiliser un autre réseau et de conserver son numéro, devrait être fonctionnel avant la fin de l’année.

Tunisie

La portabilité des numéros sera effective en juillet 2013.

Europe

La Directive 2002/22/CE du Parlement européen et du conseil du 7 mars 2002 concernant le service universel et les droits des utilisateurs au regard des réseaux et services de communications électroniques (directive « service universel ») indique en son article 30 : « Les États membres veillent à ce que tous les abonnés des services téléphoniques accessibles au public, y compris les services mobiles, qui en font la demande puissent conserver leur(s) numéro(s), quelle que soit l’entreprise fournissant le service ».

France

La portabilité est effective depuis le 7 novembre 2011. « Tout abonné peut changer d’opérateur mobile tout en conservant son numéro de téléphone. Cette fonctionnalité est un élément décisif pour que les consommateurs bénéficient pleinement de la concurrence. Elle nécessite une mise en œuvre simple et rapide afin que ceux-ci puissent effectivement exercer leur droit ». Free vient de bousculer la concurrence avec ses forfaits moins chers et sans engagement. Les 3 gros opérateurs français que sont Orange, SFR et Bouygues, qui ont pu profiter durant de nombreuses années de marges confortables sont mis sous pression par cette nouvelle concurrence. Les demandes de transferts ont triplé depuis l’arrivée de Free sur le marché.

Luxembourg

Au pays de Tigo/ Millicom, la portabilité est effective depuis 2006.

Etats Unis

La portabilité y est instituée depuis le 24 novembre 2003.

Amadou Kanouté

Article paru dans Réseau Télécom Network n° 57

(Source : Agence Ecofin, 24 novembre 2012)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4598/5264 Régulation des télécoms
  • 369/5264 Télécentres/Cybercentres
  • 3529/5264 Economie numérique
  • 1844/5264 Politique nationale
  • 5194/5264 Fintech
  • 542/5264 Noms de domaine
  • 2036/5264 Produits et services
  • 1642/5264 Faits divers/Contentieux
  • 811/5264 Nouveau site web
  • 5264/5264 Infrastructures
  • 1867/5264 TIC pour l’éducation
  • 197/5264 Recherche
  • 259/5264 Projet
  • 3726/5264 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1982/5264 Sonatel/Orange
  • 1651/5264 Licences de télécommunications
  • 282/5264 Sudatel/Expresso
  • 1038/5264 Régulation des médias
  • 1400/5264 Applications
  • 1121/5264 Mouvements sociaux
  • 1724/5264 Données personnelles
  • 157/5264 Big Data/Données ouvertes
  • 628/5264 Mouvement consumériste
  • 394/5264 Médias
  • 674/5264 Appels internationaux entrants
  • 1768/5264 Formation
  • 101/5264 Logiciel libre
  • 2204/5264 Politiques africaines
  • 1043/5264 Fiscalité
  • 171/5264 Art et culture
  • 627/5264 Genre
  • 2035/5264 Point de vue
  • 1074/5264 Commerce électronique
  • 1548/5264 Manifestation
  • 339/5264 Presse en ligne
  • 135/5264 Piratage
  • 228/5264 Téléservices
  • 1098/5264 Biométrie/Identité numérique
  • 330/5264 Environnement/Santé
  • 361/5264 Législation/Réglementation
  • 384/5264 Gouvernance
  • 1856/5264 Portrait/Entretien
  • 158/5264 Radio
  • 835/5264 TIC pour la santé
  • 313/5264 Propriété intellectuelle
  • 67/5264 Langues/Localisation
  • 1129/5264 Médias/Réseaux sociaux
  • 2086/5264 Téléphonie
  • 203/5264 Désengagement de l’Etat
  • 1059/5264 Internet
  • 124/5264 Collectivités locales
  • 459/5264 Dédouanement électronique
  • 1257/5264 Usages et comportements
  • 1067/5264 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 572/5264 Audiovisuel
  • 3583/5264 Transformation digitale
  • 408/5264 Affaire Global Voice
  • 180/5264 Géomatique/Géolocalisation
  • 338/5264 Service universel
  • 681/5264 Sentel/Tigo
  • 191/5264 Vie politique
  • 1665/5264 Distinction/Nomination
  • 44/5264 Handicapés
  • 722/5264 Enseignement à distance
  • 742/5264 Contenus numériques
  • 591/5264 Gestion de l’ARTP
  • 191/5264 Radios communautaires
  • 1856/5264 Qualité de service
  • 475/5264 Privatisation/Libéralisation
  • 140/5264 SMSI
  • 498/5264 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2791/5264 Innovation/Entreprenariat
  • 1409/5264 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5264 Internet des objets
  • 175/5264 Free Sénégal
  • 844/5264 Intelligence artificielle
  • 223/5264 Editorial
  • 16/5264 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5264 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous