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Alioune Ndiaye, Directeur Général de Sonatel : "Pour le développement de l’économie numérique"

mardi 22 mars 2016

Champion des champions, Sonatel est un cas particulier dans l’écosystème entrepreneurial au Sénégal et dans la sous-région. Ce qui lui donne une responsabilité particulière dans la promotion et le développement de futurs champions, notamment dans le domaine du numérique et plus globalement, du secteur privé au Sénégal et dans tous les pays où le groupe est présent. Alioune Ndiaye, Directeur Général de Sonatel, se prononce, pour sa première interview, dans Réussir, sur le sens et les responsabilités de ce statut de leader.

Seul champion national au Sénégal et dans la sous-région, comment Sonatel vit-elle ce statut, lourd à porter ?

Depuis 30 ans, nous investissons pour l’avenir et le développement de l’économie numérique au bénéfice des populations. Les importants programmes d’investissements, mis en œuvre dans tous nos pays de présence, ont permis à notre entreprise de renforcer, cette année encore, notre position de leader dans la sous-région.

Ce succès a été possible grâce au professionnalisme, à la compétence, à la rigueur, au sens élevé des responsabilités, aux valeurs partagées d’éthique, de transparence, d’intégrité, de respect du bien commun des dirigeants et des travailleurs de Sonatel dont plusieurs générations se sont succédé, de 1985 à nos jours.

Je félicite et rends hommage à tous les Salariés du groupe Sonatel, ici au Sénégal, mais également au Mali, en Guinée-Bissau et en Guinée, pour leur engagement en travaillant chaque jour, sans relâche, pour hisser très haut Sonatel en une entreprise performante, citoyenne et responsable.

Les dirigeants et travailleurs de Sonatel sont certainement fiers d’avoir construit un modèle presqu’unique au monde d’opérateur historique ayant réussi, 17 ans après l’ouverture des marchés à la concurrence, à faire croître sans interruption son activité, y compris sur son périmètre initial qu’est le Sénégal. Cette croissance a profité à l’ensemble des parties prenantes, en particulier aux Etats dans tous nos pays de présence. Mais, nous sommes aussi conscients que la préservation des acquis et le maintien de ce statut de leader sont des défis majeurs pour l’entreprise dans un environnement, de plus en plus difficile.

Quel a été le rôle de l’Etat pour vous accompagner dans ce long processus de transformation structurelle ? L’Etat joue-t-il encore ce rôle, à ce jour ?

L’Etat a joué un rôle prépondérant dans le succès de Sonatel, seul opérateur au Sénégal au sein duquel il a des actions. Les bons résultats de l’entreprise ont été possibles grâce à la vision des pouvoirs publics mise en œuvre à travers des réformes courageuses, innovantes et à l’avant-garde des évolutions de l’industrie. La caractéristique principale de toutes ces réformes est qu’elles ont toutes été précédées de larges concertations de tous les acteurs du secteur. Il en a été ainsi lors de la création de Sonatel en 1985, mais aussi en 1997, lors de l’ouverture du capital au Privé.

L’Etat continue donc de jouer son rôle dans l’entreprise, même si depuis la libéralisation du marché des télécommunications, il est tenu d’équilibrer ses rapports avec les acteurs présents dans notre environnement, d’où la création de l’Autorité de Régulation des Té- lécommunications et des Postes (ARTP). Aujourd’hui encore, l’Etat nous apporte, en permanence, son soutien et son accompagnement dans la poursuite indispensable de notre stratégie de développement externe et sous-régional.

Quel a été le modèle de développement qui a permis à Sonatel de passer d’une société parapublique à une multinationale de rang continental ?

En 1997, l’Etat actionnaire de référence a mis en œuvre un « Modèle de partenariat gagnant-gagnant » en faisant entrer au capital de l’entreprise, suite à un appel d’offres ouvert, un opérateur de rang mondial, le groupe France Télécom devenu Orange, mais également les salariés de Sonatel et plus de 15 000 actionnaires institutionnels et des petits porteurs au Sénégal et dans la sous-région par le biais d’une offre publique de vente d’actions, suivie d’une cotation à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) en 1998.

Ce modèle est donc le fruit de la vision des dirigeants de l’entreprise, du soutien constant des autorités et celui du partenaire stratégique Orange, dont le savoir-faire et la force de la marque apportés à des Sonatéliens compétents, patriotes et engagés, nous permis d’avoir une présence sous-régionale, notamment par le lancement d’opérations au Mali en 2002, en Guinée-Bissau en 2007 et en Guinée en 2008. Dans tous ces pays, Sonatel, à travers sa marque Orange, occupe la position de leader qu’il a pris à l’opérateur historique du pays. Ces opérations de croissance externe nous ont permis de consolider des parts de marché fortes et dynamiques et de poursuivre des réalisations sur le plan technique, notamment l’accès au haut débit avec des équipements de dernière génération.

Par des investissements massifs (par exemple 158 milliards FCFA pour la seule année 2015), nous contribuons au désenclavement numérique des territoires de nos pays de présence.

Sonatel joue-t-elle réellement son rôle de leader, de mentor et de coaching pour faire émerger d’autre champions nationaux ou sous-régionaux  ?

Conscient de son rôle d’acteur majeur du développement socio-économique et de l’écosystème des TIC, Sonatel a intégré la Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) comme l’un des cinq piliers de sa stratégie.

Les axes de la politique RSE de Sonatel sont au nombre de 4 : Le bien-être communautaire (traduite par la création, il y a maintenant 14 ans de la Fondation Sonatel), la préservation de l’Environnement, la bonne Gouvernance, la Croissance et le Développement économique.

Le 4ème axe de notre politique RSE se matérialise par le soutien à la croissance du secteur. Il s’agit, en effet, de soutenir l’émergence d’un écosystème créatif, prospère qui donne aux acteurs de l’économie, des porteurs du numérique aux entrepreneurs sociaux, la possibilité d’imaginer des moyens de créer et de prospérer.

Ainsi, au titre du développement du secteur privé local, les activités du groupe ont généré au profit des entreprises locales près de 108 milliards FCFA.

Pour accompagner le développement du secteur du numérique, Sonatel s’est associé en 2011 à la création du CTIC Dakar, premier incubateur en Afrique de l’Ouest. A travers l’accompagnement du CTIC, Sonatel souhaite contribuer à l’accélération de la croissance d’entreprises, accompagner les jeunes entrepreneurs et contribuer à renforcer leurs capacités, aider à la promotion de l’innovation et développer l’esprit d’entreprise et participer à la création d’emplois. En plus d’une importante contribution financière qui s’élève, aujourd’hui à près de 250 millions FCFA, Sonatel a fourni à l’incubateur une assistance technique, organisationnelle et de gestion, sur site, dite « Journées Ingénieur », par la mise à disposition d’experts. A cela, s’ajoute un ensemble d’équipements destinés à améliorer la connectivité de l’incubateur.

On peut citer également d’autres initiatives permettant de créer de la valeur et de faire croître des start-up évoluant dans le domaine des TIC comme le Prix Féminin de l’Entrepreneuriat Féminin (PENF), lancé en 2015 et qui prime les 3 meilleures entreprises TIC dirigées par des femmes. Dans sa volonté de se doter d’un outil de développement par le financement de PME, notamment dans le secteur des TIC, Sonatel est partenaire dans un véhicule d’investissement, Teranga Capital, qui sera lancé prochainement.

Avec la mise en place de Teranga Capital, Sonatel va contribuer au développement des TPE/ PME dans le secteur des TIC, mais également dans les domaines prioritaires identifiés afin de favoriser la croissance et la création d’emplois.

(Source : Réussir Business, 22 mars 2016)

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