OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Septembre > Alassane Dialy Ndiaye : « Une solution sera trouvée pour les appels entrants »

Alassane Dialy Ndiaye : « Une solution sera trouvée pour les appels entrants »

mardi 27 septembre 2011

Appels internationaux entrants

Expert en télécommunications, Alassane Dialy Ndiaye explique la taxe sur les appels entrants au Sénégal. Le ministre de la Connectivité annonce par ailleurs qu’une réunion sur la question sera tenue dans les prochains jours au cours de laquelle une solution sera trouvée.

A quoi consiste la taxe sur les appels entrants au Sénégal ?

Je ne souhaite pas entrer dans des détails. Vous en avez beaucoup appris avec la publication du décret relatif à la taxe sur les appels internationaux. Vous avez entendu le point de vue de l’Artp, celui de la Sonatel. Ce que je souhaite dire pour le moment, c’est que le président de la République a signé un décret, il est clair. Le décret du président de la République doit être appliqué par tous les acteurs. Cependant, j’ajouterais qu’il ne faut pas perdre de vue que le Sénégal a signé des accords internationaux. Je me réfère particulièrement au règlement des télécommunications qui est un ensemble de textes, un ensemble d’avis acceptés par les différents opérateurs dans le monde.

Pour être bref, notre intention, et j’espère que cela sera accepté par le président de la République parce que c’est lui qui décide, est d’écouter toutes les parties concernées par cette affaire. Une fois que nous aurons entendu toutes les parties, je suis sûr que nous trouverons une solution qui sera dans l’intérêt et du gouvernement sénégalais et de tous les acteurs.

Dans cette affaire, il n’y a pas que la Sonatel, il y a d’autres opérateurs. Toute mesure prise, que ce soit sur les appels entrants ou de départs, concerne les trois opérateurs. Evidemment, la Sonatel est le plus gros opérateur historique. C’est une question très technique, je préfère en discuter d’abord avec les experts du secteur et je suis sûr qu’une solution sera trouvée.

J’espère que nous trouverons rapidement une solution parce qu’il ne faut pas oublier que dans le domaine des télécommunications africaines, le Sénégal a fait un effort énorme. Cela fait plus de quatre décennies que des cadres sénégalais travaillent pour que le pays soit dans le peloton de tête des télécommunications africaines. Cet effort se poursuit actuellement.

Aujourd’hui, on parle de câbles à fibres optiques, là encore le Sénégal continue à jouer un rôle de carrefour essentiel. Il faut avoir ce souci de ne pas perdre cette position-là, quelle que soit la question abordée dans le domaine des télécommunications. Les télécommunications évoluent très vite, tous les pays avancent et nous devons accélérer notre rythme si nous voulons maintenir la position que nous avons obtenue avec beaucoup de difficultés.

Comme vous avez dit, c’est une question technique. Mais comment pouvez-vous expliquer cette taxe dans un langage plus compréhensible ?

En gros, dans un langage compréhensible, de façon plus simple, schématique, ce n’est pas exactement cela, mais pour vous aider à comprendre. D’habitude, quand deux abonnés de pays différents communiquent, on taxe en général l’abonné qui est à l’origine de l’appel et normalement celui qui reçoit l’appel ne paie pas, en gros c’est cela. Je ne veux pas entrer dans les détails. Maintenant, si l’on introduit une taxe pour les appels entrants, cela s’appelle une taxe de terminaison. L’application d’une telle taxe mérite beaucoup d’analyse et cela doit être fait (si l’on doit l’appliquer) en accord autant que possible avec tous les opérateurs. Par exemple, si vous appliquez une taxe de terminaison donnée X, il est clair qu’elle ne va pas avoir les mêmes conséquences pour la Sonatel qui a un gros trafic que pour d’autres opérateurs qui ont un trafic moindre. Si vous appliquez la même taxe pour tout le monde, cela peut créer des problèmes parce que tous les opérateurs n’appliquent pas les mêmes taxes. Les choses ne sont pas aussi évidentes, mais j’entrerai plus tard dans les détails quand j’aurai tenu des réunions de travail approfondi avec les différents acteurs dans ce domaine.

En tout cas, faisons en sorte que le Sénégal continue à être dans le peloton de tête des télécommunications. Il y a une autre question qui me préoccupe : les télécommunications se développent, le mobile aussi, mais la plupart des opérateurs sont contrôlés par des intérêts souvent non africains. Mon souci, ce serait de faire en sorte que les privés africains essayent de prendre une place plus importante dans le capital des différents opérateurs du continent parce que les télécommunications constituent un gisement énorme de développement économique. Il faudrait que les Africains aussi soient à la base du développement de ces entreprises. Il serait intéressant d’aider le privé africain qui, je le répète, a joué un rôle plus important dans toutes ces sociétés qui s’occupent de technologies de l’information et de la communication.

Le président de la République a émis l’idée de renationaliser la Sonatel dont le capital est détenu à 42 % par France télécom, le processus n’est-il pas coûteux ? Le Sénégal peut-il y arriver, selon vous ?

Il y a une date importante dans les télécommunications internationales que je n’ai pas mentionné tout à l’heure, c’est 1982. C’est l’année de démantèlement de ATT, une société américaine coupée en plusieurs branches. C’est le signal de départ de la libéralisation des télécommunications. Une vague est donc partie des Etats-Unis 1982, a envahi l’Europe et petit à petit s’est répandue en Asie et en Afrique.

La tendance, c’est la libéralisation des télécommunications. La Sonatel a été, au départ, une société nationale. Elle est partie de Télé Sénégal dont 100 % des actions appartenaient à l’Etat. C’est sur le socle de Télé Sénégal qu’on a bâti la Sonatel avec une société d’Etat qui fonctionnait comme n’importe quelle société privée mais de façon plus souple que les 90 % des autres sociétés sénégalaises.

Sur cette base, l’entreprise s’est développée et a fait des réalisations très importantes en peu d’années. Ce n’est pas moi qui le dis, demandez à tous les Sénégalais. Après, en 1997, le gouvernement du Sénégal a pris la décision de privatiser la Sonatel avec une certaine part qui revenait à l’Etat sénégalais et 10 % aux travailleurs et plus de 48 % à France télécom.

Actuellement, je suis sûr que les employés ne détiennent pas plus de 4 % de l’entreprise, beaucoup ont déjà vendu leurs actions. Il faut savoir aussi que beaucoup d’actions de l’entreprise sont à la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm). Il y a des actions que détiennent France télécom et le personnel et d’autres à la bourse. Cela veut dire qu’elles peuvent être achetées par des Sénégalais, des Sud africains, des Coréens, des Chinois... Il ne faut pas oublier que la Sonatel est devenue une affaire non sénégalaise parce qu’il y a beaucoup d’actions qui sont complètement étrangères non seulement au Sénégal, mais à l’Afrique. Toute action entreprise ici, tout discours qu’on fait a forcément des incidences sur la valeur de l’action à la bourse. Je me garderai de prendre des positions, je me suis assez « tué », c’est le mot, pour développer les télécommunications dans ce pays. Je ne ferai rien pour les affaiblir. Au contraire, je continue à tout faire pour que les télécommunications sénégalaises soient toujours en pointe.

Abdoulaye Niass

(Source : (Le Soleil->http://www.lesoleil.sn/], 27 septembre 2011)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4485/5264 Régulation des télécoms
  • 367/5264 Télécentres/Cybercentres
  • 3727/5264 Economie numérique
  • 1861/5264 Politique nationale
  • 5221/5264 Fintech
  • 534/5264 Noms de domaine
  • 2281/5264 Produits et services
  • 1523/5264 Faits divers/Contentieux
  • 792/5264 Nouveau site web
  • 5264/5264 Infrastructures
  • 1809/5264 TIC pour l’éducation
  • 191/5264 Recherche
  • 249/5264 Projet
  • 3707/5264 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1902/5264 Sonatel/Orange
  • 1682/5264 Licences de télécommunications
  • 280/5264 Sudatel/Expresso
  • 1617/5264 Régulation des médias
  • 1308/5264 Applications
  • 1092/5264 Mouvements sociaux
  • 1870/5264 Données personnelles
  • 134/5264 Big Data/Données ouvertes
  • 618/5264 Mouvement consumériste
  • 376/5264 Médias
  • 683/5264 Appels internationaux entrants
  • 1712/5264 Formation
  • 94/5264 Logiciel libre
  • 2377/5264 Politiques africaines
  • 1090/5264 Fiscalité
  • 172/5264 Art et culture
  • 654/5264 Genre
  • 1799/5264 Point de vue
  • 1170/5264 Commerce électronique
  • 1536/5264 Manifestation
  • 329/5264 Presse en ligne
  • 130/5264 Piratage
  • 218/5264 Téléservices
  • 930/5264 Biométrie/Identité numérique
  • 352/5264 Environnement/Santé
  • 363/5264 Législation/Réglementation
  • 363/5264 Gouvernance
  • 1857/5264 Portrait/Entretien
  • 153/5264 Radio
  • 828/5264 TIC pour la santé
  • 288/5264 Propriété intellectuelle
  • 58/5264 Langues/Localisation
  • 1225/5264 Médias/Réseaux sociaux
  • 2182/5264 Téléphonie
  • 204/5264 Désengagement de l’Etat
  • 1106/5264 Internet
  • 136/5264 Collectivités locales
  • 421/5264 Dédouanement électronique
  • 1169/5264 Usages et comportements
  • 1066/5264 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 580/5264 Audiovisuel
  • 3723/5264 Transformation digitale
  • 400/5264 Affaire Global Voice
  • 218/5264 Géomatique/Géolocalisation
  • 340/5264 Service universel
  • 675/5264 Sentel/Tigo
  • 183/5264 Vie politique
  • 1564/5264 Distinction/Nomination
  • 39/5264 Handicapés
  • 716/5264 Enseignement à distance
  • 824/5264 Contenus numériques
  • 610/5264 Gestion de l’ARTP
  • 186/5264 Radios communautaires
  • 1805/5264 Qualité de service
  • 452/5264 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5264 SMSI
  • 605/5264 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2927/5264 Innovation/Entreprenariat
  • 1468/5264 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5264 Internet des objets
  • 172/5264 Free Sénégal
  • 961/5264 Intelligence artificielle
  • 204/5264 Editorial
  • 3/5264 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5264 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous