twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Afrique centrale : de nouvelles mesures pour réduire les tarifs téléphoniques

lundi 28 mai 2018

Les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ont décidé de réduire les tarifs et accords d’itinérance sur les réseaux mobiles. Les deux mesures ont été adoptées dans l’optique de favoriser l’essor de l’économie numérique de cette région caractérisée par sa mauvaise connectivité.

En conclave pendant trois jours, les participants à la première conférence de l’Union internationale des télécommunications (UIT) sur le développement de l’économie numérique en Afrique centrale, réunis à Yaoundé au Cameroun, sont parvenus à un accord afin d’éliminer les failles et graves insuffisances constatées dans les TIC, un maillon faible des économies nationales de cette région.

En effet, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) a annoncé le 25 mai sa décision d’adopter des directives applicables à ses pays membres pour la réduction des tarifs, puis des accords d’itinérance sur les réseaux mobiles. Ces deux mesures majeures visent à favoriser l’essor de l’économie numérique dans cette région réputée très peu connectée.

Au terme des assises ouvertes le 23 mai, en présence du secrétaire général de l’UIT, Zhao Houlin, les participants se sont quittés sur une note positive avec l’adoption d’une liste de près d’une quarantaine de mesures à exécuter sous forme de directives. L’objectif est de faire progresser le processus via lequel la CEEAC espère booster et accélérer son intégration économique, jugée très lente comparée à d’autres blocs régionaux africains.

La cherté des coûts, un facteur de blocage de l’intégration régional

C’est l’objectif notamment derrière la décision de mettre en place « des points d’échange internet et leur mutualisation, afin de créer un écosystème sous-régional et de réduire les coûts de trafic d’internet entre les Etats membres », selon la déclaration finale de cette réunion ayant rassemblé, outre des représentants de ces pays, des participants venus du Kenya et de l’Ouganda.

La CEEAC est réputée être une région où les tarifs des communications et les coûts de trafic d’Internet sont très élevés. La difficulté à communiquer dans la région, en raison de la cherté des coûts du téléphone, a été pointée du doigt en tant que facteur de blocage majeur, défavorable à l’essor de l’économie numérique au sein de cet espace sous-régional. Les pays en question se proposent d’y remédier en annonçant la création d’un comité sous-régional de mise en œuvre du roaming, à l’image de ceux opérationnels dans les trois autres communautés économiques régionales d’Afrique subsaharienne.

Pour une meilleure efficacité, la mesure s’accompagne de plusieurs autres résolutions relatives à « l’adoption des stratégies communes pour la réduction des tarifs et la mise en œuvre d’accords d’itinérance sur les réseaux mobiles ; (...) ainsi que la création d’un observatoire de veille au respect de la réglementation communautaire en matière de roaming », selon un communiqué de l’institution.

Une kyrielle de mesures supplémentaires

Par ailleurs, la rencontre a été l’occasion de mettre en œuvre la décision des ministres des Télécommunications des Etats membres de la CEEAC, d’harmoniser et de baisser les tarifs du roaming ,mais aussi d’élaborer et de mettre sur pied un mémorandum d’entente au niveau de la sous-région afin de réglementer les aspects techniques, tarifaires et juridiques du processus. Pour une application optimale, ce dernier nécessite une coopération renforcée entre les différents pays membres de la CEEAC à savoir le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, la RD Congo, le Gabon, l’Angola, le Burundi, la Guinée équatoriale, le Rwanda, Sao Tomé & Principe ainsi que le Tchad.

Maimouna Dia

(Source : La Tribune Afrique, 28 mai 2018)

Mots clés

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 50 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 10 076 337 abonnés Internet

  • 9 793 802 abonnés 2G+3G+4G (98,15%)
  • 148 476 clés et box Internet (0,97%)
  • 116 093 abonnés ADSL (0,76%)
  • 17 966 abonnés bas débit (0,12%)

- Liaisons louées : 21 175

- Taux de pénétration des services Internet : 66,05%

(ARTP, 31 mars 2018)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 59,80%

(Internet World Stats 31 décembre 2017)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 289 426 abonnés
- 221 272 lignes résidentielles (76,45%)
- 68 084 lignes professionnelles (23,52%)
- 70 lignes publiques (0,02%)
- Taux de pénétration : 1,89%

(ARTP, 31 mars 2018)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 984 934 abonnés
- Taux de pénétration : 104,78%

(ARTP, 31 mars 2018)

FACEBOOK

- 2 900 000 utilisateurs

(Facebook Ads, décembre 2017)