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Afrique : Comment combattre les "fake news" ?

samedi 4 novembre 2017

Les "fake news" ou fausses informations pullulent sur les réseaux sociaux. L’initiative Africa Check entend les combattre par une vérification accrue des informations et des chiffres sur Internet.

Dans le lot d’informations et de publications non-stop sur les différents sites d’informations et sur les réseaux sociaux, le risque pour les internautes de tomber sur les fausses informations et de les propager est grand.

Une des dernières "fake news" en date est celle des supposées félicitations de la Gambie aux indépendantistes catalans.

L’information diffusée par un faux compte Twitter de la diplomatie gambienne a été démentie par la suite par Banjul. "C’est un mensonge. La Gambie n’a jamais félicité la Catalogne", a indiqué le ministère gambien des Affaires étrangères sur son compte Twitter avant de publier un communiqué officiel pour désavouer les auteurs de la "fausse information".

Des exemples comme celui-ci sont légion. Et c’est pour parer à de telles situations qu’Africa Check a vu le jour en 2012 à Johannesburg, la métropole sud-africaine. Assane Diagne, rédacteur en chef de l’équipe francophone mise sur pied il y a deux ans à Dakar, invite les internautes à être prudents.

"Le conseil que nous pouvons donner est de recouper, de vérifier, d’aller sur le site web qui a produit l’information, de s’assurer que c’est un site professionnel, quel est le type d’informations et qui est derrière ce site Internet. C’est là un minimum de précautions que vous pouvez prendre pour éviter de tomber dans le piège des fake news" , explique-t-il.

Assane Diagne et ses quatre autres collaborateurs scrutent et analysent quotidiennement toutes les fausses informations sur la toile. Le but est de les corriger à l’aide de données fiables, puis de les publier sur leur site internet et de les dévoiler au public.

"Notre travail consiste à nous assurer de l’exactitude des déclarations a priori des services publics et de la presse sur les sujets importants concernant le continent africain. Nous surveillons le contenu de la presse quotidienne, celui de la presse en ligne, nous nous rendons aussi sur les réseaux sociaux pour voir s’il y a des sujets importants qui peuvent faire l’objet de vérifications", ajoute-t-il.

La structure souhaite impliquer davantage le public dans la vérification des données. Il y a un peu plus de deux semaines, l’équipe a lancé le hashtag #Africacheckit. Ce mot-clé permet à tout internaute de faire une requête de vérification d’une information ou d’une statistique. Ils ont reçu jusqu’ici dix demandes, sur des sujets politiques mais aussi économiques auquels ils ont promis d’apporter une réponse.

Rémy Mallet

(Source : Deutsche Welle, 4 novembre 2017)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 50 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 10 076 337 abonnés Internet

  • 9 793 802 abonnés 2G+3G+4G (98,15%)
  • 148 476 clés et box Internet (0,97%)
  • 116 093 abonnés ADSL (0,76%)
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- Liaisons louées : 21 175

- Taux de pénétration des services Internet : 66,05%

(ARTP, 31 mars 2018)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 59,80%

(Internet World Stats 31 décembre 2017)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

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- 68 084 lignes professionnelles (23,52%)
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- Taux de pénétration : 1,89%

(ARTP, 31 mars 2018)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 984 934 abonnés
- Taux de pénétration : 104,78%

(ARTP, 31 mars 2018)

FACEBOOK

- 2 900 000 utilisateurs

(Facebook Ads, décembre 2017)