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Afrique : 30 pays ont fermé des médias et bloqué l’accès à Internet en 2019

mercredi 25 septembre 2019

Créée en 2015 par l’UNESCO, la JIAUI - communément appelée Journée de l’accès à l’information - souligne l’importance pour les citoyens d’avoir libre accès à l’information dans les systèmes démocratiques. Ce n’est qu’en encourageant la liberté des médias, l’accès public à l’information et l’accès libre et non censuré à l’Internet qu’il sera possible de créer des sociétés équitables et autonomes.

Cette année, la FIJ marque la Journée de l’accès à l’information en dénonçant le nombre croissant de fermetures de médias et d’Internet en 2019. La fédération note que malgré la croissance de la pénétration d’Internet et l’adoption de plusieurs lois sur la liberté et/ou l’accès à l’information dans le monde, et que l’on assiste à un recul incessant du droit fondamental des citoyens à un accès libre à l’information.

Selon une étude de la FIJ, 31 pays ont bloqué les médias ou l’accès à Internet au moins une fois en 2019. Alors que la plupart des fermetures ont eu lieu dans des pays d’Asie et d’Afrique, les gouvernements du monde entier renforcent la tendance à contrôler l’accès des citoyens aux médias et à Internet.

Le rapport #KeepItOn 2018 a enregistré une augmentation de 161% des fermetures d’Internet de 2016 à 2018 (75 en 2016 pour 196 en 2018), tandis que les fermetures de médias à motivation politique se sont généralisées.

Parmi les pays qui s’attaquent le plus à la liberté de l’information, la FIJ cite l’Égypte, avec plus de 34 000 sites web bloqués de façon intermittente en avril 2019, l’Inde, avec jusqu’à 72 fermetures ciblées d’Internet dans le pays ou la Turquie, où au moins 170 médias ont été fermés depuis 2016 pour avoir diffusé une "propagande terroriste". Mais ils ne sont pas les seuls.

En plus de l’Inde, des pays d’Asie-Pacifique comme le Myanmar, l’Indonésie, le Pakistan, le Sri Lanka, l’Iran, l’Ouzbékistan et le Kazakhstan ont coupé arbitrairement Internet ou fermé des médias.

La coupure de l’Internet et la fermeture des médias critiques des pouvoirs en place est également une pratique répandue en Afrique, où jusqu’à 10 pays ont imposé des blocages de l’accès à Internet. Dans ce contexte, le cas du Soudan se démarque. Le gouvernement Bachir a bloqué le service de médias sociaux avant sa chute et le Conseil militaire de transition a fait de même lorsqu’il a pris le pouvoir. La répression des médias en Somalie est particulièrement préoccupante, pays où les autorités bloquent en permanence l’accès aux médias indépendants.

Outre la Turquie, sept autres pays européens ont suspendu l’accès à certains médias et bloqué Internet cette année. La Russie a rédigé un projet de loi qui interdirait la distribution de la presse écrite sans l’autorisation du gouvernement et a bloqué l’accès à Internet lors des manifestations qui se sont déroulées à Moscou le 6 août. L’Ukraine, la Belgique, la Hongrie et la Bulgarie ont également bloqué l’accès à différents médias.

En Amérique latine, le Venezuela a imposé plusieurs fermetures et restrictions d’Internet au cours des premiers mois de l’année. Dans cette région, la fermeture des médias est due à la pression économique des gouvernements, en particulier au Guatemala et au Honduras.

Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ, a déclaré : "Nous voyons des gouvernements user d’excuses de toutes sortes pour empêcher les citoyens d’accéder librement à l’information. En cette Journée internationale de l’accès universel à l’information, nous demandons à tous ceux qui bloquent l’accès aux médias et à Internet de mettre en place des lois sur l’information qui garantissent et protègent le droit à l’information, un droit non négociable dans tout système qui se prétend démocratique."

(Source : Fédération internationale des journalistes, 25 septembre 2019)

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(ARTP, 31 mars 2020)

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(NIC Sénégal, avril 2020)

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Téléphonie mobile

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(ARTP, 31 mars 2020)

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(Facebook, Décembre 2019)