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Administration électronique dans le dédouanement : Le traitement des marchandises va passer de 18 à 9 jours au Port de Dakar

vendredi 24 septembre 2010

Le papier ne sera plus qu’un mauvais souvenir au Port autonome de Dakar. Avec le processus que la douane sénégalaise et le port ont mis en place, les délais de traitement des marchandises vont être considérablement réduits, passant de 18 à neuf jours. Cela, au grand bonheur de l’économie nationale qui, selon les experts, va beaucoup gagner en termes de compétitivité.

Réduire considérablement l’utilisation du papier dans les procédures du commerce extérieur. C’est le nouveau challenge que la douane sénégalaise, le Port autonome de Dakar et les acteurs portuaires veulent réussir en lançant, hier, le pilote du projet de dématérialisation du commerce extérieur. Cette phase pilote, qui se terminera en janvier 2011, devra permettra aux opérateurs de gagner beaucoup en temps dans le traitement de leurs marchandises au port de Dakar qui accueille près de 90 % des marchandises entrant dans le pays. ‘L’objectif de ce projet est de réduire le temps des séquences papiers qui, en 2008 avant l’adoption de la loi sur les transactions électroniques, prenait 50 % des opérations des procédures d’échanges’, indique l’administrateur général de ‘Gaindé 2000’, Ibrahima Diagne. Pis, révèle-t-il, à l’échelle internationale, la Conférence des Nations unis sur le commerce et le développement (Cnuced) avait mené une étude et évalué à 15 milliards de dollars, soit près de huit mille milliards de francs Cfa, le coût du papier dans les procédures du commerce international. ‘Donc, c’est ce que nous allons nous évertuer à supprimer au niveau du Sénégal’, explique-t-il. Le directeur général de la douane sénégalaise, qui présidait la cérémonie de lancement, pense que ce projet vise également à faire en sorte que les performances du Sénégal en matière de facilitation des formalités du commerce atteignent les standards des pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (Ocde). ‘Il est ainsi prévu qu’avec la dématérialisation et la modernisation prochaine de la version Gaindé 2000, les délais, dans l’indicateur du doing business de la banque mondiale, passeront de 18 jours, en 2009 lors du lancement du projet, à neuf jours en 2011’, déclare Mouhamadou Makhtar Cissé. Ainsi, pour lui, tout le gain du projet de dématérialisation des formalités du commerce extérieur est dans le temps. ‘Plus vous gagnez du temps, plus vous avez des gains de productivité et des bénéfices par la suite. Et, cela peut induire une meilleure image pour le pays en termes d’attractivité pour les investisseurs’, ajoute Cissé. Qui estime que la douane sénégalaise doit accompagner la compétitivité du port autonome de Dakar. ‘Pour notre pays, nous avons voulu ce qui se fait de mieux à travers le monde. Le visage du port a changé. Le port est devenu plus attractif qu’avant. Il y a des outils modernes de gestion, des technologies de pointe, etc. Nous devons accompagner ce processus pour aider le port de Dakar à être le plus compétitif d’Afrique’, plaide-t-il.

Interpellé sur le risque d’un manque d’appropriation du projet par les acteurs, le directeur général de la douane expose qu’un cadre juridique existe déjà pour obliger les opérateurs à suivre la dynamique de modernisation. ‘Sur le plan de la gestion du changement, le défi le plus important sera de faire coïncider nos comportements avec les exigences de la dématérialisation. Les outils sont au service du facteur humain qui est le seul véritable acteur de la logique de changement que nous voulons insuffler dans les opérations de dédouanement. Nous allons nous appuyer sur ce cadre juridique, qui existe depuis 2008, pour rendre obligatoire le recours à ces outils’, note Makhtar Cissé.

Pour le directeur général du port, Bara Sady, qui a salué à sa juste valeur cette innovation, un port sert à vendre du mouvement. ‘Nous demandons à nos équipes commerciaux de faire tout pour qu’il y ait plus de volume et plus d’activité. Mais, par contre nous devons faire en sorte qu’il n’y ait pas de congestion de nos quais. C’est-à-dire faire en sorte que toutes les marchandises, qui arrivent, soient traitées le plus rapidement possible. Donc, un outil comme celui que nous venons de lancer aujourd’hui participe au règlement de cette question ; en ce sens qu’il nous permet de réduire les délais, favorise l’intégration des services logistiques, l’optimisation des procédures d’inspection, l’intégration du manifeste, car nous tirons 35 % de notre chiffre d’affaires de la marchandise’, soutient-il.

Seyni Diop

(Source : Wal Fadjri, 24 septembre 2010)

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