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Accès internet : près de 100 milliards FCFA d’aide aux États africains ne sont pas utilisés

lundi 9 avril 2018

C’est Jeune Afrique qui rend publique cette information, citant un rapport produit tout récemment à ce sujet par deux organisations que sont la Worldwide Web Foundation et l’Alliance for Affordable Internet. En effet, cette importante somme d’argent mis à la disposition des États africains et qui demeurent non utilisées représente pourtant une manne qui dort, parce que non investie dans un secteur fondamental pour le développement des économies africaines.

L’étude publiée en mars dernier par ces deux organismes et le UN Women est catégorique quant au chiffre issu des estimations réalisées. Au moment où l’Afrique reste la région ayant le taux de pénétration d’Internet le plus bas (22%) et le fossé numérique entre les genres le plus élevé (25%), il y a, apprend-on, 177 millions de dollars US (environ 100 milliards de FCFA) qui dorment dans les Fonds pour l’accès et le service universels (FASU). Sans être dépensés. Treize pays d’Afrique publiant régulièrement les détails sur le fonctionnement de leurs FASU sont cependant concernés par cette situation. Car sur les 37 pays qui bénéficient des FASU en Afrique, plus de 408 millions de dollars ne sont pas dépensés.

Selon ledit rapport, seulement 68% des pays africains disposent d’un FASU, tandis que 62% de ces caisses sont actives. Le taux de décaissement des FASU demeure limité, puisqu’il n’atteint que 54% en 2016. L’étude renseigne en plus que seulement quatre des Fonds pour lesquels les informations sont disponibles ont un solde égal à zéro. Et il s’agit de la Côte d’Ivoire, du Nigeria, du Rwanda et de l’Ouganda.

D’après l’étude, « réaliser un accès universel à Internet à un coût abordable est une priorité économique et social clé pour les pays du monde entier ». Étant donné qu’Internet s’inscrit dans le cadre des objectifs du développement durable par l’ONU en 2015 et qui devraient être réalisés d’ici 2020. Dans l’optique d’atteindre cet objectif et connecter les communautés qui ne bénéficient pas d’un accès à Internet, plusieurs pays ont mis en place des Fonds pour l’accès et service universels (FASU). Lesquels sont financés par des contributions obligatoires des opérateurs de téléphonie mobile et des fournisseurs de services de télécommunications.

Jean-Claude Noubissie

(Source : CIO Mag, 9 avril 2018)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 50 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 10 076 337 abonnés Internet

  • 9 793 802 abonnés 2G+3G+4G (98,15%)
  • 148 476 clés et box Internet (0,97%)
  • 116 093 abonnés ADSL (0,76%)
  • 17 966 abonnés bas débit (0,12%)

- Liaisons louées : 21 175

- Taux de pénétration des services Internet : 66,05%

(ARTP, 31 mars 2018)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 59,80%

(Internet World Stats 31 décembre 2017)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 289 426 abonnés
- 221 272 lignes résidentielles (76,45%)
- 68 084 lignes professionnelles (23,52%)
- 70 lignes publiques (0,02%)
- Taux de pénétration : 1,89%

(ARTP, 31 mars 2018)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 984 934 abonnés
- Taux de pénétration : 104,78%

(ARTP, 31 mars 2018)

FACEBOOK

- 2 900 000 utilisateurs

(Facebook Ads, décembre 2017)