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Accès à internet : Les illettrés africains pourront un jour... surfer

samedi 14 février 2009

Bientôt les illettrés africains pourront intégrer le monde du numérique. Il leur sera, effet, possible de consulter et d’envoyer des mails. En effet, si l’on en croit le numéro 46 de la revue de l’Institut de recherche pour le développement (Ird), des recherches visant à produire des outils de reconnaissance vocale qui permettraient à des analphabètes d’accéder à Internet et de rédiger des courriers électroniques sont en cours. ‘D’illettrés, ces analphabètes africains deviendraient e-lettrés ; bien que ne sachant toujours ni lire ni écrire’, lit-on dans ce numéro. Car, d’après la revue, même n’étant pas instruites en langue française, ces personnes auraient la capacité d’interagir avec l’écrit. D’ailleurs, dans certains pays du continent comme le Kenya, il existe un programme expérimental de serveur vocal en langue swahili destiné aux paysans cultivateurs de bananes (...)

Cependant, ces diverses recherches ont un coût. Elles nécessiteront, pour aboutir à des applications significatives, d’énormes investissements financiers et humains, affirme la revue scientifique parue ce février. Mais, si elles aboutissent, elles aideront amplement à l’essor économique du continent. Car, actuellement, selon les experts, la communication pour le développement exige un aller et retour permanent entre la langue d’où provient le message originel (le français) et la langue d’arrivée (langue africaine). Supposons, explique le journal, qu’un expert, accompagné de son traducteur, veuille encourager des gens de langue peule à recourir à la contraception. La première expression peule disponible traduit la contraception comme une façon de ‘barrer la route aux enfants’ ; cette traduction entraînera de fait un rejet du public peul, car elle heurte la sensibilité des populations. Mais la seconde, calquée sur une opération agricole, l’espacement des plants de sorgho lors du repiquage, sera bien accueillie (...). Le journal explique que l’interprète non contrôlé traduira le discours de l’expert en utilisant tantôt l’une, tantôt l’autre de ces expressions, créant ainsi un malentendu, sans s’en rendre compte. Espérons que le coût financier qu’exige cette recherche ne vienne pas compromettre et surtout démobiliser ceux qui œuvrent à l’alphabétisation du plus grand nombre.

Charles Gaïky Diène

(Source :Wal Fadjri, 14 février 2009)

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