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Abdoul Mbaye au séminaire des régulateurs de médias : « Il faut se donner les moyens d’entrer dans la Révolution numérique »

mardi 6 novembre 2012

Réunis à Dakar pour deux jours, les membres du Réseau francophone des régulateurs de médias (Refram) partagent leurs expériences entre pays ayant déjà procédé au passage de l’audiovisuel analogique à la diffusion numérique et des Etats où le processus est en cours. La date butoir de ce processus de transition vers le numérique est fixée par l’Union internationale des télécommunications au 17 juin 2015.

« Aujourd’hui, la Révolution numérique est à la portée de tous les pays, pour peu qu’ils se donnent les moyens d’être présents au rendez-vous de l’histoire. Et le Sénégal serait d’autant moins pardonnable de manquer à l’appel, que la Société de l’information ressemble fort à ce rendez-vous mondial du donner et du recevoir que le Président Senghor avait théorisé, avec prémonition », a souligné hier, le Premier ministre, Abdoul Mbaye. Il procédait, au King Fahd Palace, à l’ouverture d’un séminaire international, organisé par le Réseau francophone des régulateurs des médias (Refram), sur le passage de l’audiovisuel analogique à la diffusion numérique. Le thème de ce séminaire de Dakar est d’une importance capitale, a estimé le Premier ministre sénégalais. Ceci, pour tous les pays du monde, y compris ceux en développement, puisque le saut vers le « tout numérique » s’impose à tous, d’ici au plus tard en juin 2015.

Cette date butoir de la transition est fixée par l’Union internationale des télécommunications (Uit), conformément à l’Accord (GE06) adopté le 16 juin 2006 stipulant que le processus de passage de la diffusion analogique à la diffusion numérique doit s’achever le 17 juin 2015. Diversité culturelle et soutien des Etats

Tout en appréhendant cette échéance très proche, et dont « l’enjeu est immense, tout comme les défis techniques qu’il pose », Abdoul Mbaye souligne que la Société de l’information rime avec apports de tous en termes de contenus, surtout de productions audiovisuelles reflétant nos identités et traduisant notre diversité.

Cela, remarque t-il, pose naturellement la problématique des productions nationales au seuil de cette ère du tout numérique, car chacune des fréquences actuellement en service va permettre la diffusion simultanée de cinq à dix-neuf programmes... Selon Abdoul Mbaye, le défi qui interpelle donc nos éditeurs est celui de la production de programmes de qualité, et dans une quantité qui leur permettra de faire résonner la contribution de l’Afrique au sein de ce concert culturel mondial.

« Le soutien des Etats leur est bien entendu acquis. Mais la contribution de la production privée sera tout aussi essentielle. Pendant qu’une grande place devra être accordée à l’échange au-delà des frontières qui perdent leur sens de barrière sous l’assaut des Tic et du numérique », a ajouté le Premier ministre.

Coût financier et technique

Mais, cette transition vers le numérique « ne doit pas faire peur », a estimé Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel français et secrétaire permanent du Réseau francophone des régulateurs des médias. Il a cité l’expérience française réussie du passage vers le numérique depuis 2011. Michel Boyon, avertit que cette transition vers le numérique a un coût financier et technique, mais présente plusieurs avantages. Et cette mutation est un moment crucial pour l’Afrique, a dit le président du Csa français. Il rappelle que le passage vers le numérique doit être « une affaire de tous », des autorités publiques, des élus locaux aux associations civiles, en passant par les fabricants, les éditeurs de presse, les distributeurs, etc.

La transition vers le numérique, remarque Michel Boyon, ne doit pas être une affaire de techniciens, ni d’ingénieurs, car elle relève également de défis humains. Ainsi, l’implication de tous éviterait la fracture numérique tant redoutée des pays.

Au sein du Refram présidé par le Belge Marc Janssen, si certains pays membres du réseau, comme la France en 2011, ont déjà procédé à cette transition, il n’en est pas de même pour la plupart des autres Etats. C’est le cas du Sénégal dont la situation devait être présentée hier, lors d’une session du séminaire par le coordonnateur du Comité national pour la transition vers le numérique, Malick Ndiaye.

Selon M. Ndiaye, les travaux du Comité sénégalais installé depuis octobre 2010 manquaient d’un appui politique ferme pour faire avancer notre pays vers la transition numérique. Une anomalie qui devrait être corrigée au sortir de cette rencontre du séminaire du Réseau francophone des régulateurs des médias, dont la clôture des travaux est prévue cet après-midi, à 16h, au King Fahd Palace, en présence du chef de l’Etat Macky Sall.

Omar Diouf

(Source : Le Soleil, 6 novembre 2012)

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