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40 écoles bénéficiaires d’un programme mondial

lundi 13 novembre 2000

Le programme World Links est mis en oeuvre au Sénégal depuis 1997. Il fait suite à un sommet tenu à Toronto (Canada) au cours duquel le président de la Banque mondiale, James Wolfhenson, avait plaidé en faveur d’une connexion des écoles à Internet. Au Sénégal, les deux premiers établissements à avoir été choisis sont le lycée Seydou Nourou Tall et le Cem Martin Luther King où " l’enseignement d’Internet est rendu obligatoire". Le premier l’a été sur la base de critères d’excellence en plus de son statut d’école d’application de l’Ecole normale supérieure. Le second a été choisi grâce aux critères de genre, en rapport avec son statut d’écoles de filles.

Limité à deux au départ, le nombre d’établissements est passé ensuite à 10. Actuellement, une quarantaine d’écoles sénégalaises devraient incessamment être connectées selon le coordonnateur national du programme World Links, Samba Guissé. " Il reste seulement à résoudre quelques problèmes techniques", affirme M. Guissé. Parmi ces 40 établissements, il y a deux écoles élémentaires et l’Ecole de formation des instituteurs (Efi) de Thiès. Les deux écoles élémentaires sont Bamba Mbakhane Diop et Liberté 6 A de Dakar. La plupart de ces écoles visées par le programme sont concentrées dans la région de Dakar, selon les indications fournies. Pour démarrer le programme World Links, les écoles pilotes ont bénéficié chacune d’une installation gratuite de la ligne téléphonique fournie par la Sonatel.

Le programme World Links qui est à l’origine des connexions vise une quinzaine de pays répartis à travers le monde dont le Sénégal qui fait partie de la zone Afrique divisée en deux (francophone et anglophone). Chaque zone est gérée par un coordinateur. Avant d’être ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Tidiane Gadio a été coordonnateur de zone. Le programme World Links qui est basé à Washington accorde deux types de financement. Le premier est directement consenti par World Links. Il est d’un montant annuel de 80 mille dollars.

Le second financement, à la charge de l’Etat sénégalais, entre dans le cadre du programme de développement des ressources humaines (Pdrh) arrivé à dépérissement l’année dernière. "L’Etat sénégalais finance la réhabilitation des salles informatiques pour des travaux relatifs à la climatisation, et à l’équipement entre autres.. Cet investissement est fait une seule fois", affirme M. Guissé. En moyenne, c’est 13 millions de FCfa qui sont dépensés pour réhabiliter une salle informatique, selon les chiffres fournis. Cette réhabilitation est gérée par l’Unité de coordination des projets (Ucp) du Ministère de l’Education nationale. En somme, dans 40 établissements, 40 salles informatiques devront avoir été réhabilitées avant novembre 2001, selon l’échéance fixée.

Le lycée Alboury Ndiaye de Linguère fait partie des derniers établissements à avoir été connectés. Selon les informations données par le proviseur du lycée, Ady Seck, l’établissement dispose depuis le 3 novembre dernier de 8 machines et d’un serveur. Le lycée compte actuellement 1025 élèves inscrits sur un effectif attendu de 1100 à 1200 élèves au terme des inscriptions.

La fin du programme World Links est prévue en 2004. D’ici là, il faudra penser à continuer le programme. " Nous sommes en train de voir comment pérenniser les acquis. On souhaiterait que l’Etat sénégalais prenne le relais de World Links à la fin du projet", affirme une source proche du Ministère de l’Education nationale. Le programme World Links n’est pas le seul qui intervient au Sénégal pour aider les élèves sénégalais à être sur la toile. Dans certaines écoles comme le Cem de Diofior par exemple, c’est la coopération française qui a permis d’installer un équipement pour l’accès à Internet.

En dehors de ces programmes, nos sources citent également d’autres initiatives prises pour vulgariser les Nouvelles technologies de l’information et de la Communication (Ntic). Elles proviennent par exemple du Geep (Groupe d’études et de recherches sur la population) et de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Education, la science et la culture (Unesco) entre autres. Elles prennent des formes variées allant de l’équipement en ordinateurs, la connexion à Internet, la formation des utilisateurs etc...

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