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1ère édition du salon Aitex Africa Expo : Faire de la transformation digitale un moteur de la croissance économique

jeudi 22 septembre 2016

Ouverte, hier, à Casablanca, la première édition du salon Aitex Africa expo a servi de cadre aux professionnels des Technologies de l’information et de la communication pour inviter les dirigeants des Etats africains à prendre en compte la dimension de la transformation digitale dans l’élaboration des politiques de développement économique.

Fournisseurs de technologies, éditeurs, opérateurs télécom, ingénieurs informatiques... Ils étaient nombreux à prendre part à la première édition du Salon Aitex Africa expo, organisée par la Fédération marocaine des technologies, de l’information, des télécommunications et de l’Offshoring (Apebi).

Ces participants venus de l’Afrique, d’Europe, des Etats-Unis et d’Asie se penchent sur la place du numérique dans le développement socioéconomique du continent.

Saloua Karkri-Belkeziz, présidente de la (Apebi) estime qu’il faut absolument soutenir les politiques de grands travaux par la passerelle des nouvelles technologies pour permettre à nos pays d’atteindre les objectifs de développement sociaux, culturels et éducatifs qu’économiques.

D’après elle, les plans économiques africains ont souvent opté pour impulser le développement par des politiques de grands travaux. Ces politiques, dit-elle, si elles créent immédiatement de l’emploi pour les travailleurs peu formés, ont un effet relativement lent sur le développement.

Mme. Belkezi soutient qu’en vingt ans, les nouvelles technologies ont bouleversé les économies des pays avancés en boostant l’innovation, la recherche et le développement, en permettant à l’économie immatérielle d’être un nouveau moteur de croissance.

Ces innovations ont, en outre, modifié les pratiques commerciales, élargi les marchés et permis aux entreprises dites classiques du secteur industriel de modifier leur procédé et d’améliorer leur productivité et leur compétitivité.

Saloua Karkri-Belkeziz indique que l’Afrique a certes amélioré ses infrastructure télécoms et donc sa connectivité, mais elle doit utiliser les Smartphones, les tablettes et les ordinateurs à bon escient, pour asseoir son savoir, améliorer la productivité de ses entreprises afin d’élargir son commerce pour les marchés intérieurs, extérieurs et particulièrement interafricains.

« Par la digitalisation, nous évoluerons alors vers un nouveau mode de migration plus valorisant pour nos jeunes en favorisant l’innovation, le talent, les idées et les compétences de nos hommes et de nos femmes », a-t-elle déclaré.

André Augustin Apété, le directeur de cabinet du ministre de la Poste et des Tic ivoirien invite les Etats africains à élaborer une politique cohérente et inclusive de développement du secteur numérique créateur de valeur et d’emplois.

Moulay Hafi El Alami, ministre marocain de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique estime que les enjeux actuels liés au numérique sont énormes et fondamentaux.

« En Afrique, on parle beaucoup de technologies mais en réalité les actions ne suivent pas pour une transformation digitale au profit de nos économies », a-t-il affirmé, soulignant qu’on ne peut pas atteindre l’émergence sans prendre en compte l’économie numérique.

Patrick Mbengue, président Gotic : « L’orientation vers la digitalisation de nos économies est une nécessité »

Le président du Groupement des opérateurs des technologies de l’information et de la communication de Côte d’Ivoire (Gotic), Patrick Mbengue estime qu’il faut orienter nos économies vers la transformation digitale pour rattraper le retard du développement.

Cette stratégie, dit-il, ne peut s’opérer que de concert entre le secteur privé et les autorités publiques à travers des visions à moyen et long termes avec des objectifs clairs, mesurables dans tous les secteurs d’activités.

« Le digital touche tous les corps de métiers. Il faut un schéma directeur de l’implémentation digitale dans toutes les filières d’activités économiques en adoptant une démarche partenariale secteur privé et public », a préconisé M. Mbengue.

Pour lui, le secteur privé est le poumon de la création de contenus locaux utilisés sur les plateformes. « C’est le sens du message que l’on envoie à nos autorités. Ce ne sont pas les opérateurs privés étrangers qui vont faire la réalité digitale en Afrique », a-t-il déclaré.

Antoine Ngom, président Optic : « Mieux prendre en compte le numérique dans la coopération Maroc-Sénégal »

« Dans tous les programmes de développement, en Afrique en particulier, le numérique occupe une place essentielle. Il est, aujourd’hui, un levier de la croissance économique », a affirmé Antoine Ngom, président de l’Organisation des professionnels des Tic du Sénégal (Optic).

Selon lui, on ne peut pas aspirer à l’émergence sans pour autant prendre en compte la dimension de la transformation digitale. A l’en croire, le Sénégal a été toujours parmi les leaders en matière du numérique.

D’où l’importante, pour notre pays, de redoubler d’efforts pour conserver sa place de leadership dans le continent en Afrique dans le domaine des Tic. Il a plaidé une meilleure prise en compte du numérique dans la coopération commerciale et économique entre le Maroc et le Sénégal.

Le Royaume chérifien lance « Maroc digital 2020 »

Au Maroc, le gouvernement vient d’adopter une stratégie nationale « Maroc Digital 2020 » pour réduire la fracture numérique et accélérer la transformation digitale du pays.

« Cette annonce qui vient conforter les opérateurs publics et privés dans la gestion de la chose numérique est un signal fort vers un décollage du secteur des Tic au Maroc et les pays frères Africains », a indiqué Karkri-Belkeziz, présidente de la Fédération marocaine des technologies, de l’information, des télécommunications et de l’Offshoring.

D’après elle, il faut se donner les moyens de réussir la création d’une agence du Numérique dédiée à la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie.

Mme Belkeziz estime qu’il faut donner une place particulière à l’innovation et à la recherche et au développement. « Nous devons attribuer une place particulière aux Start Up pour inciter nos jeunes à s’approprier l’espace digital et à en faire une plateforme de création et de commerce », a-t-elle dit.

Abdou Diaw

(Source : Le Soleil, 22 septembre 2016)

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