OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2021 > Mai 2021 > 15 ans après le Sommet mondial sur la société de l’information, où en est (…)

15 ans après le Sommet mondial sur la société de l’information, où en est l’Afrique dans sa transformation numérique ?

vendredi 14 mai 2021

SMSI

En 1998, sur une proposition de la Tunisie, l’Union internationale des télécommunications (UIT) décide, lors de la Conférence des plénipotentiaires, d’engager un débat mondial sur la nouvelle société de l’information et ses enjeux. Le Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) voit ainsi le jour. Il se tiendra en deux phases. La première à Genève, en décembre 2003, et la seconde à Tunis, en novembre 2005. Pour ce qui concerne l’Afrique, le Sommet fixe plusieurs objectifs qui se cristallisent tous autour de la transformation numérique du continent. Quinze ans après, le paysage numérique africain a beaucoup changé. Le continent, balloté dans un monde en évolution technologique rapide, s’accroche tant bien que mal pour suivre le rythme. Bilan, 15 années plus tard.

Accès aux services télécoms

En 2005, l’Afrique ne comptabilisait qu’un taux de pénétration de la téléphonie mobile de 15,30% pour 136 millions de connexions mobiles selon l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA). L’accès à Internet était encore un luxe pour une grande partie des consommateurs. Mais en 2020, dans son rapport « L’Economie mobile : Afrique Subsaharienne 2020 », l’Association indique que le continent comptait déjà plus de 477 millions d’abonnés à la téléphonie mobile. Soit un taux de pénétration de 45% de la population. Il devrait atteindre 50% d’ici 2025, pour 616 millions d’abonnés. Le nombre d’internautes se situait à 272 millions de personnes pour un taux de pénétration de 26%.

Les smartphones qui étaient encore quasi-inexistant sur le continent il y a vingt ans représentaient déjà 44% du nombre total des connexions aux réseaux télécoms. Bien que la 2G demeure encore la technologie mobile la plus utilisée, soit près de 50% des connexions mobiles, elle est en passe de se faire supplanter par la 3G qui représente de 40% des connexions mobiles. La 4G ne représentent encore que près de 10% alors que la 5G éclot. L’Afrique est aujourd’hui connectée à plus d’une quinzaine de câbles sous-marins de fibre optique et près de 150 000 km de fibre optique maillent le continent.

Bien que la 2G demeure encore la technologie mobile la plus utilisée, soit près de 50% des connexions mobiles, elle est en passe de se faire supplanter par la 3G qui représente de 40% des connexions mobiles.

Selon GSMA, les technologies et services mobiles ont généré 9 % du Produit intérieur brut (PIB) en Afrique subsaharienne en 2019, soit plus de 155 milliards USD de valeur ajoutée économique. L’écosystème mobile a également soutenu directement et indirectement près de 3,8 millions d’emplois et a contribué de manière substantielle au financement du secteur public, générant 17 milliards USD de recettes fiscales. Mais près de 800 millions de personnes d’Afrique ne sont toujours pas connectées à l’Internet mobile. Alors que la pandémie de coronavirus a démontré l’importance sociale et économique d’un monde connecté, il devient plus qu’urgent pour les gouvernements africains de combler la fracture numérique.

Gouvernance numérique

La gouvernance numérique a toujours été l’une des préoccupations majeures du Sommet mondial de la société de l’information. L’amélioration de l’accès des populations à l’information publique, aux services publics, grâce aux TIC devait apporter de la transparence dans la gestion publique et contribuer au développement.

Dans les pays développés, les TIC ont joué un rôle essentiel dans la promotion de la santé et de la sécurité des personnes et dans le maintien du bon fonctionnement des économies et des sociétés pendant la crise du Covid-19. « Les technologies gouvernementales numériques, grâce au partage d’informations et à la fourniture de services en ligne, ont permis aux gouvernements et aux populations de rester connectés pendant l’épidémie. Les technologies numériques ont également permis aux gouvernements de prendre des décisions politiques rapides sur la base de données et d’analyses en temps réel, de renforcer les capacités des autorités locales pour une meilleure coordination et de déployer des services fondés sur des données factuelles pour ceux qui en ont le plus besoin », a affirmé le département des affaires économiques et sociales des Nations Unies dans son rapport « E-Government Survey 2020 Digital Government in the Decade of Action for Sustainable Development ».

En Afrique, des progrès ont été enregistrées en matière d’e-gouvernement par rapport aux années passées. Le continent enregistre désormais huit pays parmi les nations du globe avec un fort indice de préparation à l’e-gouvernement. Il s’agit de la Namibie, du Cap-Vert, de l’Egypte, du Gabon, du Botswana, du Kenya, de l’Algérie et chose surprenante, du Zimbabwe.

Le continent enregistre désormais huit pays parmi les nations du globe avec un fort indice de préparation à l’e-gouvernement. Il s’agit de la Namibie, du Cap-Vert, de l’Egypte, du Gabon, du Botswana, du Kenya, de l’Algérie et chose surprenante, du Zimbabwe.

Trente-trois pays figurent dans le groupe des nations avec un indice moyen de préparation à l’e-gouvernement. Parmi eux l’on retrouve les Comores, Djibouti, la Guinée Equatoriale, la Guinée, le Mali, la Mauritanie ou encore le Soudan. Huit pays demeurent parmi les retardataires. Il s’agit de la République centrafricaine, du Tchad, de l’Erythrée, de la Guinée-Bissau, du Niger, de la Somalie et du Soudan du Sud. Bien que d’énormes progrès aient été réalisés, ils ne suffisent pas encore à permettre une quatrième révolution industrielle réussie pour l’ensemble du continent. De nombreuses améliorations sont encore à prendre en compte, notamment la sécurité informatique et l’identification des citoyens.

Liberté d’expression

Paradoxalement à l’avancée de l’Internet en Afrique, préconisée en 2005 par le SMSI, la liberté d’expression a reculé. Dans son rapport sur les « Tendances mondiales en matière de liberté d’expression et de développement des médias », publié en 2018, l’Unesco déplorait le fait que la majorité des États de la planète recourent de plus en plus à des mesures visant à perturber l’accès aux contenus médiatiques en ligne, malgré les dispositions légales prises par les plus hautes instances pour garantir la liberté d’expression et celle des médias - notamment la résolution adoptée en 2016 par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies qui « condamne sans équivoque les mesures qui visent à empêcher ou à perturber délibérément l’accès à l’information ou la diffusion d’informations en ligne, en violation du droit international des droits de l’homme ». L’organisation considérait d’ailleurs l’Afrique comme l’une des régions du monde où ces mesures de filtrage sont en nette augmentation. Elles se traduisent de diverses manières, en fonction des gouvernements. Blocages de l’accès à Internet et aux réseaux sociaux, taxation des applications Over-The-Top (OTT). Au cours des cinq dernières années, vingt-deux pays d’Afrique se sont illustrés par leur atteinte à l’accès à Internet, rapportait la Collaboration sur la politique internationale des TIC en Afrique orientale et australe (CIPESA) dans un rapport publié en février 2019.

Il faut toutefois reconnaître qu’il y a 15 ans, le SMSI ignorait les techniques de manipulation des populations via les réseaux sociaux et les scandales liés aux utilisations abusives des données personnelles.

Compétences numériques

Selon la Société financière internationale (SFI), il existe une forte demande de compétences numériques en Afrique subsaharienne.

Dans son étude « Digital Skills in Sub-Saharan Africa Spotlight on Ghana » réalisée entre septembre 2018 et janvier 2019, la SFI, branche de la Banque mondiale consacrée aux investissements dans le secteur privé, explique que cette forte demande s’explique aujourd’hui par une croissance économique latente ainsi que par la numérisation et l’automatisation des divers secteurs économiques. Les compétences de base, y compris la recherche sur le web et l’utilisation de logiciels de base, sont les plus demandées. Certaines compétences intermédiaires et avancées sont également une priorité, comme le marketing numérique et l’intelligence artificielle. La SFI estime que la demande de compétences numériques devrait croître à un rythme plus rapide dans la région que sur d’autres marchés mondiaux. Mais il y a de sérieux risques que cette demande ne puisse être satisfaite car la disponibilité de compétences numériques est plus faible en Afrique subsaharienne que sur d’autres marchés et des lacunes importantes sont enregistrées dans l’offre africaine de compétences intermédiaires et avancées.

La SFI estime que la demande de compétences numériques devrait croître à un rythme plus rapide dans la région que sur d’autres marchés mondiaux. Mais il y a de sérieux risques que cette demande ne puisse être satisfaite car la disponibilité de compétences numériques est plus faible en Afrique subsaharienne que sur d’autres marchés

Les systèmes éducatifs africains « doivent se réformer ou risquer de ne pas fournir de compétences pour l’avenir. Il y a des changements nécessaires dans quoi, comment et quand les gens apprennent. L’Afrique subsaharienne doit adopter ces changements dans l’éducation », préconise la SFI qui souligne que plus de 230 millions d’emplois nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030 en Afrique subsaharienne.

Dans son rapport « Cisco Global Digital Readiness Index 2019 » l’entreprise américaine d’informatique Cisco, affirmait que « la technologie peut aider à résoudre les problèmes les plus urgents du monde. Il peut connecter les gouvernements à leurs citoyens et leur donner accès à de nouvelles formes d’éducation et de soins de santé. Dans tous les coins du monde, la technologie numérique nous aide à devenir plus connectés les uns aux autres, et aux organisations sur lesquelles nous comptons, à ouvrir les marchés et à créer de nouvelles opportunités d’emploi ». Elle rappelait cependant que « ces avantages ne peuvent être obtenus que grâce à une planification concertée et à des investissements du secteur public et privé ».

Muriel Edjo

(Source : Agence Ecofin, 14 mai 2021)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4247/5274 Régulation des télécoms
  • 349/5274 Télécentres/Cybercentres
  • 3965/5274 Economie numérique
  • 2058/5274 Politique nationale
  • 5152/5274 Fintech
  • 519/5274 Noms de domaine
  • 2157/5274 Produits et services
  • 1539/5274 Faits divers/Contentieux
  • 740/5274 Nouveau site web
  • 5274/5274 Infrastructures
  • 1801/5274 TIC pour l’éducation
  • 187/5274 Recherche
  • 244/5274 Projet
  • 3369/5274 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1762/5274 Sonatel/Orange
  • 1701/5274 Licences de télécommunications
  • 272/5274 Sudatel/Expresso
  • 1172/5274 Régulation des médias
  • 1310/5274 Applications
  • 1132/5274 Mouvements sociaux
  • 1689/5274 Données personnelles
  • 126/5274 Big Data/Données ouvertes
  • 593/5274 Mouvement consumériste
  • 359/5274 Médias
  • 654/5274 Appels internationaux entrants
  • 2116/5274 Formation
  • 104/5274 Logiciel libre
  • 2035/5274 Politiques africaines
  • 1296/5274 Fiscalité
  • 170/5274 Art et culture
  • 575/5274 Genre
  • 1675/5274 Point de vue
  • 1011/5274 Commerce électronique
  • 1470/5274 Manifestation
  • 394/5274 Presse en ligne
  • 128/5274 Piratage
  • 211/5274 Téléservices
  • 1013/5274 Biométrie/Identité numérique
  • 306/5274 Environnement/Santé
  • 389/5274 Législation/Réglementation
  • 380/5274 Gouvernance
  • 1789/5274 Portrait/Entretien
  • 146/5274 Radio
  • 776/5274 TIC pour la santé
  • 301/5274 Propriété intellectuelle
  • 60/5274 Langues/Localisation
  • 1047/5274 Médias/Réseaux sociaux
  • 1916/5274 Téléphonie
  • 197/5274 Désengagement de l’Etat
  • 1017/5274 Internet
  • 116/5274 Collectivités locales
  • 481/5274 Dédouanement électronique
  • 1134/5274 Usages et comportements
  • 1032/5274 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 555/5274 Audiovisuel
  • 3557/5274 Transformation digitale
  • 385/5274 Affaire Global Voice
  • 155/5274 Géomatique/Géolocalisation
  • 312/5274 Service universel
  • 667/5274 Sentel/Tigo
  • 190/5274 Vie politique
  • 1517/5274 Distinction/Nomination
  • 34/5274 Handicapés
  • 705/5274 Enseignement à distance
  • 686/5274 Contenus numériques
  • 589/5274 Gestion de l’ARTP
  • 179/5274 Radios communautaires
  • 1808/5274 Qualité de service
  • 424/5274 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5274 SMSI
  • 461/5274 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2764/5274 Innovation/Entreprenariat
  • 1323/5274 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5274 Internet des objets
  • 183/5274 Free Sénégal
  • 645/5274 Intelligence artificielle
  • 196/5274 Editorial
  • 24/5274 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous