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1,2 milliard de FCfa de l’UE pour l’informatisation de 60 centres d’etat civil

mardi 19 janvier 2016

L’Union européenne (Ue), dans son souci d’appuyer le Sénégal dans la phase d’informatisation et de modernisation des centres d’état-civil, a procédé, hier, à la remise symbolique de matériaux destinés à cet effet. D’un coût global de 1,2 milliard de FCfa, le premier lot a concerné 60 centres d’état civil du Sénégal.

Le matériel remis symboliquement hier aux maires présents est acquis dans la cadre dans la mise en œuvre du Projet d’appui à la modernisation de l’état-civil (Pamec) financé par l’Union européenne, sur le 10e Fonds européen de développement (Fed), à hauteur de 5. 000. 000 d’euros, pour soutenir les efforts du gouvernement et des collectivités locales en matière d’amélioration de la gestion du système d’enregistrement des faits d’état civil. Il est composé de PC, de serveurs et d’imprimantes.

La cérémonie qui s’est tenue hier dans les locaux du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire s’inscrit dans la phase d’informatisation d’un premier lot de 60 centres d’état-civil retenus sur la base d’une sélection rigoureuse. Elle s’inscrit dans le cadre du suivi des orientations du chef de l’Etat, Macky Sall, exprimées dans l’axe 2 du Plan Sénégal émergent, qui porte sur le développement du capital humain. « Le président de la République avait effectivement demandé au gouvernement de hâter l’informatisation intégrale du système et sa modernisation pour renforcer la fiabilité et engager une campagne nationale de sensibilisation des élus locaux, des agents de l’Etat, des populations sur l’importance de l’élaboration d’un Plan national de modernisation de l’état- civil », a indiqué Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, du développement et de l’Aménagement du territoire. La réalisation d’une étude diagnostic a permis d’avoir une situation nationale de référence des 689 centres d’état-civil. « Il faut également souligner qu’en plus de cet équipement des centres en matériels informatiques, il sera aussi procédé au câblage, à la mise en réseau et à l’installation du logiciel Hera dans lesdits centres. En outre, il est prévu l’équipement des salles d’archivage et ces centres et de 14 greffes, l’indexation et la numérisation de tous les actes d’état civil, le déploiement du logiciel Hera dans 30 autres centres, le démarrage de la base consolidée des données d’état civil et la formation du personnel », a déclaré Abdoulaye Diouf Sarr.

Création d’une base de données nationale Cette approche traduit la concrétisation de l’entrée des données d’état- civil dans l’ère du numérique. Par cette approche, le Sénégal se dirige résolument vers le numérique dans la gestion de ses faits d’état civil. « Il est désormais acquis que les principes de citoyenneté, des droits de l’homme pour la participation à la vie de la cité ne peuvent prendre tout leur sens que dans le cadre d’une utilisation novatrice des Technologies de l’information et de la communication (Tic) », a rappelé le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Joaquin Gonzalez-Ducay, ambassadeur de l’Union européenne (Ue) au Sénégal, a fourni des équipements informatiques au Centre national d’état civil (Cnec et à 60 centres d’état civil à travers 11 régions du Sénégal, dans le cadre de son Projet d’appui à la modernisation de l’état-civil du Sénégal (Pamec). « Cet appui prévoit la numérisation des actes civils, la création d’une base de données nationale des actes d’état civil et la réalisation d’une étude pour l’informatisation globale de l’état civil sénégalais. Au total, plus de 5 millions de citoyens bénéficieront de l’informatisation des centres d’état civil. L’équipement informatique remis aujourd’hui fait partie du volet informatisation du Pamec financé à hauteur de 1,2 milliard de FCfa par l’Ue et permettra de renforcer l’informatisation ainsi que la modernisation de l’état- civil du Sénégal », a dit Joaquin Gonzalez-Ducay.

La résolution des problèmes liés à l’état- civil représente un enjeu majeur pour le Sénégal. A ce titre, le Gouvernement a érigé en priorité nationale la modernisation et l’informatisation de l’état-civil.

« L’Ue a intégré dans le Pamec un volet informatisation, en accord avec la politique du Sénégal de moderniser les enregistrements et d’améliorer la gouvernance de l’état- civil. En effet, un système d’état-civil moderne est à la base d’un fichier de la carte nationale d’identité fiable, qui, à son tour, contribue à mieux prévoir et gérer les prestations sociales de santé et d’éducation », poursuit Joaquin Gonzalez-Ducay.

L’appui octroyé par l’Ue pour l’informatisation des centres d’état civil comprend, entre autres, 180 PC, 61 serveurs, 60 imprimantes, le déploiement du logiciel des faits d’état civil dans 90 centres, la formation à l’utilisation du logiciel Hera pour 300 personnes dans les 14 régions du Sénégal.

Aliou Sall, président de l’Association des maires du Sénégal (Ams), a salué au nom de l’Ams, « cette modernisation qui constitue une nécessité ». Le premier magistrat de la ville de Guédiawaye souligne que les agents des centres d’actes de naissance sont confrontés à d’énormes difficultés. Selon lui, la maîtrise de l’état-civil permet de se lancer dans des perspectives de développement. Un état- civil fiable demeure une nécessité incontournable, a-t-il estimé.

Adama Diouf, président de l’Union des associations d’élus locaux, est d’avis que « pour faire le développement, il est nécessaire de maîtriser l’information de façon globale. Cette modernisation constitue, dès lors, un intrant nécessaire à la mise en œuvre efficace des objectifs de développement que s’est fixé le gouvernement, a-t-il considéré.

Oumar Ba

(Source : Le Soleil, 19 janvier 2016)

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Hera, le logiciel utilisé dans le cadre de la modernisation

Le logiciel Hera est conçu par un jeune sénégalais dans le cadre de l’informatisation globale de l’état-civil au Sénégal. Le dispositif a déjà été expérimenté dans la zone de Gounasse et ne présente, pour l’heure, aucun problème. Les autorités envisagent de généraliser son utilisation dans le maillage du territoire national, a rappelé hier le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr.

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