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1995-2005 : la décennie de la téléphonie mobile en Afrique

mardi 5 avril 2005

L’Afrique enregistre la plus forte croissance du marché de la téléphonie mobile dans le monde. Cette croissance qui a été de 4% en fin 2004 constitue l’année de croissance des abonnements sur le continent africain contre 3% pour les pays du Nord. Cependant, la rencontre organisée par " GSM Association " les 5 et 6 avril à Dakar sur la téléphonie mobile plaide pour une amélioration du cadre réglementaire et l’utilisation de nouvelles technologies comme le satellite pour un réseau de qualité en Afrique.

La téléphonie mobile (GSM) en Afrique est une niche en pleine expansion. Les tendances sur les dix dernières années sur le continent africain confirment cette montée en puissance du GSM. En effet, selon les statistiques d’Intelsat, en 1995 l’Afrique avait 29 opérateurs de réseaux mobiles avec environ 500.000 abonnés. En 2005, les abonnés sont estimés à 70 millions avec 115 opérateurs de réseaux mobiles. Cette forte croissance du secteur du GSM influe forcément sur les économies des pays africains.

Pour ce qui concerne le Sénégal, M. Cheikh Tidiane Mbaye, le directeur général de la Sonatel, annonce que les télécommunications au Sénégal contribuent pour 6% à la formation du produit intérieur brut (PIB). Il révèle qu’en termes d’offre, le capital réseau a été multiplié par 3,2 et le taux de pénétration par 2 tous les deux ans. Le trafic de la téléphonie mobile suit la même tendance puisqu’il a été multiplié par 2,5, révèle M. Léon Charles Ciss, le directeur général de la filiale Sonatel Mobiles. M. Ciss soutient qu’au Sénégal la croissance se fait essentiellement avec les prépayés qui concerne 90% de la clientèle.

Pour maintenir cette bonne croissance, l’Afrique de l’Ouest doit investir dans le domaine des infrastructures. De l’avis de M. Denis Descourtieux, directeur marketing régional d’Intelsat pour l’Afrique de l’Est, la zone sub-saharienne a besoin d’un investissement annuel de 3,3 milliards de dollars pour la création de nouvelles infrastructures de réseaux mobiles entre 2005 et 2010. En outre, quelque 2,2 milliards de dollars sont nécessaires à la maintenance des infrastructures actuelles, souligne-t-il. M. Descourtieux estime que le satellite a un grand rôle à jouer dans la croissance des réseaux mobile en Afrique. Il annonce que 15% des abonnés sont servis grâce à l’usage du satellite qui équilibre l’expansion du réseau et la capacité de transmission.

Par ailleurs, le responsable d’Intelsat en Afrique de l’Est affirme que le satellite pourra régler les défis de l’Afrique dans le domaine de la téléphonie mobile. Il s’agit de la couverture des zones rurales et de faible densité et de faire face à l’accroissement du trafic tout en maintenant un niveau élevé de qualité de service et améliorer le comportement du réseau face aux pics de trafic imprévus entre autres. À l’avenir, M. Descourtieux pense que l’Afrique doit s’orienter vers l’adaptation du réseau pour de nouveaux services, les services multimédias et une montée en puissance progressive du réseau avec l’utilisation du satellite.

Pour sa part, M. Ahmedou Ould Ahmed Sidi, directeur technique de Mauritel Mobiles, opérateur GSM en Mauritanie, avance que les opérateurs mobiles en Afrique doivent relever certains défis. Il s’agit de remplir les obligations réglementaires, maximiser la rentabilité des investissements, se démarquer par rapport à la concurrence et viser la satisfaction de l’usager, entre autres. Par ailleurs, M. Ould Ahmed Sidi penche pour une optimisation de la couverture quelles que soient les contraintes d’environnement et de déploiement (zones enclavées, îles, etc.) Sur un autre registre, M. Vitalin Oluganda, chargé de la régulation au Kenya, en appelle à plus de transparence dans la délivrance des licences du GSM en Afrique. Le GSM, de l’avis de M. Oluganda, a besoin du soutien des gouvernements. Il prône une harmonisation du système des taxes de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) afin de favoriser la croissance et l’extension du réseau. À ce sujet, le directeur général de la Sonatel, annonce que le taux de pénétration potentiel pour le Sénégal est à l’ordre de 35 à 40% dans les années à venir. Il révèle que la demande est très sensible au prix de la connexion. S’agissant des perspectives, M. Cheikh Tidiane Mbaye note que le Sénégal peut recruter des abonnés au niveau du monde rural et sécuriser le réseau de la téléphonie mobile.

Sady Ndiaye

(Source : Le Journal de l’économie , 5 avril 2005)

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